Breakfast News | 11 juillet 2017

L’ISF réformé dès 2018

L’annonce du gouvernement repoussant la réforme de l’ISF à plus tard dans le quinquennat a aussitôt suscité le retour du ras le bol fiscal. Pour conserver son aura auprès des Français, Macron a fini par faire machine arrière et annoncé l’application de cette réforme dès 2018, en plus de la suppression de la taxe d’habitation et de la mise à niveau de la taxe sur les revenus du capital. Dans les tuyaux sur l’ISF, toutes les valeurs mobilières sortiront du périmètre. Il deviendra d’ailleurs l’impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). Quels types d’immobiliers seront pris en compte ? Certainement les résidences principales et secondaires. Mais qu’en sera-t-il de l’immobilier productif, locatif à incitation fiscale (ex : Pinel) ou encore papier (ex : SCPI) ? Réponses dans les semaines à venir.

Loin des années 2000

L’enseigne à fort succès il y a encore quelques années n’en finit pas de dévisser en Bourse. Le titre Abercrombie & Fitch a chuté hier de 21,13%, faute d’acceptation de la direction (têtue) de céder le groupe. Depuis 2012, son chiffre d’affaires ne fait que se contracter et son image de marque diminuer. Son Conseil d’Administration reste convaincu que s’en tenir au plan stratégique aura un effet relutif pour les actionnaires à long terme…

La refonte des règles antidumping européennes

Les chefs d’Etat de l’UE et les représentants du Parlement européen plancheront une dernière fois demain sur la nouvelle méthodologie à adopter pour régler la question du statut d’économie de marché de la Chine (reconnue par l’OMC depuis décembre 2016), et donc normalement de son exonération de taxes douanières antidumping. Car le gros problème est le suivant : dans bien des secteurs, la Chine reste en surcapacité. Ce qui signifie qu’en plus d’être exonérée de taxes dissuasives sur ses exportations, elle pourra se permettre d’en baisser les prix pour être encore plus compétitive. Une mauvaise nouvelle donc pour les producteurs européens. Reste à savoir ce qui sera décidé sur ces règles dans les jours à venir.

La plus grande décollecte depuis le 1er janvier

Elle est signée Goldman Sachs. La branche Gestion d’actifs de la banque américaine n’a pas l’habitude de figurer en queue de peloton dans ce type de classements. Elle enregistre des rachats nets de 26,7 Mds de dollars depuis le début de l’année. A relativiser toutefois, car cette décollecte ne représente que 2% du total de ses encours sous gestion (1 300 Mds de dollars). Elle est particulièrement pénalisée par ses fonds monétaires (plus de 30 Mds de dollars de décollecte), à l’image de l’ensemble du secteur d’ailleurs. Comme toujours tardivement, les investisseurs se déportent sur les fonds plus risqués (actions notamment) et donc plus rémunérateurs ces derniers mois.

Calendrier macro-économique

  • 16h00 : rapport JOLTS sur l’emploi (Etats-Unis).

Benjamin Frazer

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