Breakfast News | 25 juillet 2017

Excès d’orgueil ou réel intérêt

Trop tôt pour juger. Le DG de Ryanair, Michael O’Leary, a annoncé hier – en marge du commentaire sur les résultats de sa compagnie au deuxième trimestre et de la baisse à venir de 9% de ses billets – le lancement d’une offre de rachat « amicale » de la compagnie italienne Alitalia. Un low cost qui rachète un leader national ? Pourquoi pas, d’autant que les synergies sont visibles : plus de créneaux pour son activité, bouquet de vols court- et long-courrier. D’autres compagnies se sont également manifestées, notamment Lufthansa et Etihad.

La couverture étudiante en question

« Inefficaces et dispendieuses » selon notre Président, les sécurités sociales étudiantes sont en passe de disparaître au profit du régime général ou autres régimes (ex : MSA et RSI). Les syndicats étudiants ne s’expriment pas d’une seule voix sur le dossier.

Les bénéficiaires de la reprise économique

Il ne s’agit pas des Etats-Unis dont les prévisions de croissance ont été revues à la baisse par le FMI, à +2,1% en 2017 et 2018, loin des 3% du programme de relance Trump. On ne parle pas non plus du Royaume-Uni dont la visibilité sur le développement est entachée par l’aboutissement encore lointain du Brexit et dont les prévisions de croissance sont de +1,7% cette année et +1,5% en 2018. Le Japon est aussi à la peine, à +1,3% en 2017 et +0,6% en 2018. Les bénéficiaires sont… tous les autres ! Avec des prévisions qui sont toutes revues à la hausse. L’Inde continue d’impressionner : +7,2% en 2017 et +7,7% en 2016. La zone Euro sort petit à petit par le haut : Allemagne, Espagne, France et Italie en tête. La Chine surprend aussi malgré un ralentissement attendu l’année prochaine : +6,7% en 2017 et +6,4% en 2018. La Russie préserve son rythme de +1,4% sur les deux années à venir. Enfin, le Brésil, bien qu’enclin à de nouvelles secousses politiques, sort de la récession : +0,3% en 2017 et +1,3% en 2018.

Tensions au sein de l’OPEP

A l’heure où la croissance de l’Arabie Saoudite est attendue nulle pour cette année par le FMI, la réunion des principaux producteurs de pétrole hier à Saint Pétersbourg était l’occasion de mettre les points sur les i. Avec une économie encore dépendante de l’or noir, l’Arabie Saoudite va réduire davantage sa production afin de faire remonter le prix du baril. Le problème est le respect des quotas par ses homologues dans le monde, Emirats Arabes Unis et Irak en tête. Ils sont accusés de profiter de l’effort de réduction de la production pour en fournir davantage au marché à bon compte.

Calendrier macro-économique

  • 08h00 : indice des prix à l’importation (Allemagne) ;
  • 10h00 : climat des affaires (Allemagne) ;
  • 12h00 : enquête CBI de conjoncture dans l’industrie (Royaume-Uni) ;
  • 15h00 : indice des prix des logements (Etats-Unis) ;
  • 16h00 : confiance des consommateurs (Etats-Unis).

Benjamin Frazer

Partager l'article