Breakfast News | 7 juillet 2017

La rapide tension des taux

En l’espace de quelques semaines, les banques centrales ont fait évolué leur discours dans la même direction. Aux Etats-Unis, la Fed en est bien à sa deuxième remontée des taux, mais elle a surtout donné pour la première fois des éléments de réponse sur la fin du QE et la liquidation progressive de ses titres en stock. A un autre niveau, la BCE réduit également la voilure et achètera moins de papiers à l’avenir, bien que le discours soit sensiblement différent puisque l’arrêt n’est pas prévu ni même une remontée des taux. Ces évolutions de politique monétaire se sont très vite répercutés sur les taux d’intérêt des dettes souveraines, avec notamment le Bund allemand qui double en quelques jours, à 0,56% aujourd’hui. Sur l’OAT française, on se rapproche des plus-hauts de l’année, autour de 1%. Même mouvement sur le taux à 10 ans américain : 2,38% aujourd’hui. En ce moment, le rythme est donné par le marché obligataire. En parallèle, les marchés d’actions baissent. Le CAC 40 enregistre par exemple son plus fort repli depuis le début de l’année, à -3,08% pour le mois de juin, sur les plus-bas du gap haussier lié au passage au second tour de Macron. Cumulé à la baisse estivale des volumes à venir, synonyme de mouvements erratiques, l’été pourrait être chahuté.

Plus de cadres pour encadrer

L’Apec est porteur de bonnes nouvelles. Le plein emploi des cadres est quasiment acté. Seulement 3,5% de chômage pour cette catégorie de salariés. Cela fait rêver ! « Nous sommes à des niveaux jamais atteints et cela va se poursuivre » (Jean-Marie Marx, DG de l’Apec). 215 000 nouveaux cadres devraient être recrutés cette année (+5% par rapport à l’an passé). Les profils numériques et commerciaux sont particulièrement recherchés. Les entreprises se tournent donc de plus en plus vers les jeunes diplômés et les seniors, délaissés jusque-là, pour former leurs équipes.

Bonne bourre à Hambourg

Merkel reçoit ses homologues du G20 pour un sommet à Hambourg dès aujourd’hui. Le contexte est particulier pour plusieurs raisons. La première, il s’agit d’un baptême pour Macron et Trump. La deuxième porte sur les divergences de position sur les thématiques du climat et du commerce (dossier chinois notamment). Puis, ce sommet sera marqué par les crises internationales et les relations qu’entretiennent les pays avec la Russie ou la Corée du Nord. Enfin, il y a la position délicate de l’Allemagne et plus précisément de Merkel qui devra adopter le bon ton pour ne pas décevoir son électorat à 3 mois des élections. En fine diplomate, ses nombreuses rencontres bilatérales en amont du sommet du G20 lui ont permis de « tâter et préparer le terrain. »

Calendrier macro-économique

  • 08h00 : production industrielle (Allemagne) ;
  • 08h45 : balance commerciale (France) ;
  • 08h45 : production industrielle (France) ;
  • 09h30 : indice des prix immobiliers (Royaume-Uni) ;
  • 10h30 : productions industrielle manufacturière (Royaume-Uni) ;
  • 10h30 : balance commerciale (Royaume-Uni) ;
  • 14h00 : estimation NIESR du PIB (Royaume-Uni) ;
  • 14h30 : créations d’emplois (Etats-Unis) ;
  • 14h30 : taux de chômage (Etats-Unis) ;
  • 14h30 : taux de chômage (Canada) ;
  • 16h00 : indice PMI Ivey (Canada).

Benjamin Frazer

Partager l'article