Breakfast News | 7 juin 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Quoi de neuf M. Draghi ?

Hier, la BCE a relevé ses prévisions de croissance en zone euro de 1,1 % à 1,2 % pour 2019 et les a abaissées de 1,6 % à 1,4 % pour 2020, mettant en avant les risques liés au protectionnisme ambiant. Les perspectives d’inflation ont été révisées dans des proportions similaires, soit 1,3 % pour 2019 et 1,4 % pour 2020. De fait, l’institution a maintenu le niveau de ses taux au plus bas (0 % pour le refinancement, 0,25 % pour le prêt marginal et -0,4 % pour les dépôts) et a de nouveau reporté la date probable à laquelle elle pourrait commencer à les relever : mi-2020. Côté TLTRO 3 (troisième vague de prêts à long terme pour les banques), les conditions sont finalement un peu moins avantageuses que TLTRO 2. Ainsi, en admettant que les taux directeurs restent inchangés, les banques pourront accéder à de nouvelles liquidités auprès de la BCE à un taux de -0,3 % à 0,1 % selon la progression de leurs encours de crédit dans l’économie réelle.

Quasi 0 % sur 10 ans

Le flight-to-quality opéré depuis le mois dernier est particulièrement favorable aux emprunts d’Etat de bonne qualité. Hier, l’Etat français a effectué une émission obligataire à des taux historiquement bas : 0,14 % pour la tranche à 10 ans et -0,08 % pour celle à 8 ans. En Allemagne, sur le marché secondaire, le taux de rendement du Bund à 10 ans est tombé hier à un niveau également historique de -0,24 %.

Mariage avorté

L’Etat français, détenteur de 15 % du capital de Renault, a demandé un délai supplémentaire de 24 heures pour donner un premier feu vert. Il attendait surtout un enthousiasme explicite de la part de Nissan. Malheureusement, Nissan n’a pas dit oui. Le vote, côté Renault, favorable ou non à la fusion avec Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a alors été reporté. Le patron de FCA en a été informé immédiatement. La minute d’après, FCA indiquait retirer son offre et clore les négociations d’une fusion.

May day

La démission de Theresa May prend effet aujourd’hui. Elle quitte la direction de son parti, mais reste aux commandes du gouvernement jusqu’au 18 juin prochain, date de l’élection de son successeur. Boris Johnson, l’ex ministre des affaires étrangères et démissionnaire en juillet 2018 qualifiant la ligne directrice des négociations sur le Brexit trop « soft », est particulièrement bien placé. De son côté, Farage, du parti du Brexit, essuyait hier une défaite aux élections législatives partielles de Peterborough. Son parti n’obtiendra donc pas de siège au Parlement britannique.

Dans le reste de l’actualité

Savencia Fromage & Dairy (ex Bongrain), deuxième groupe fromager français, rachète les Fromageries Papillon.
La régularité des TGV est en net progrès depuis le début de l’année : 91,6 % des trains arrivent avec un retard inférieur à 15 minutes.

Calendrier macro-économique

08h00 : balance commerciale (Allemagne)
08h00 : production industrielle (Allemagne)
08h45 : balance commerciale (France)
08h45 : production industrielle (France)
09h30 : indice des prix immobiliers (Royaume-Uni)
14h30 : créations d’emplois non agricoles (Etats-Unis)
14h30 : taux de chômage (Etats-Unis)