Breakfast News | 18 janvier 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Le ciel s’assombrit sur le mariage Alstom-Siemens

On est à l’aube d’un nouveau veto défavorable de la Commission européenne. L’institution ne transige sur aucune des concessions demandées aux deux leaders pour donner son feu vert sur leur fusion. Mais ces derniers ne sont pas prêts à toutes les accepter. Pour Siemens, « nous sommes devant un mur trop haut. » La Commission rendra sa décision au plus tard le 18 février prochain.

Deal ou pas deal sino-américain ?

Hier, en fin de séance aux Etats-Unis, les marchés rebondissaient fortement. A l’origine ? Des rumeurs selon lesquelles le Trésor américain serait prêt à abaisser les droits de douane sur les produits chinois. Ce geste faciliterait amplement les négociations déjà en bonne voie entre les deux pays. Un peu plus tard, ces rumeurs étaient démenties. Peu importe, les marchés s’y accrochent.

La part des salaires dans la valeur ajoutée

La baisse du pouvoir d’achat des Français, tant critiquée dans la crise des gilets jaunes, n’est pas due à la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises. C’est ce que nous explique le Trésor français dans sa dernière étude. Dans les principaux pays de l’OCDE, seuls le Royaume-Uni (+4,6 %) et la France (+0,6 %) ont vu la part du travail dans la valeur ajoutée augmenter entre 1994 et 2015. Elle a baissé partout ailleurs : -2,2 % en Italie, -2,7 % aux Etats-Unis, -2,9 % en Allemagne, -5,5 % en Espagne ou encore -8,6 % au Japon. En Allemagne, aux Etats-Unis et au Japon, la majeure partie du surplus de valeur ajoutée était délivrée aux actionnaires. En Italie et en Espagne, c’est la robotisation des tâches qui a le plus pesé.

Les Français empruntent dans la durée

C’est un nouveau record battu sur le marché du crédit immobilier. Au dernier trimestre 2018, les ménages français ont emprunté en moyenne sur 18,8 ans pour financer l’achat de leur logement. Cet allongement de la durée des crédits est très fort depuis 2017 (+15 mois sur la période). Le taux moyen constaté en décembre était de 1,43 % contre 1,28 % au plus bas fin 2016.

Dans le reste de l’actualité

En France, la consommation de carburants routiers a baissé de 1,7 % en 2018, une baisse inédite depuis 2008.

John Bogle, fondateur du géant de la gestion d’actifs Vanguard et « père des fonds indiciels », est décédé.

FNAC Darty rachète BilletReduc auprès de Lagardère.

En 2018, la Française des Jeux a enregistré une nouvelle année record : 15,8 milliards d’euros de mises (+4,4 % sur un an).

« Carlos Ghosn pourrait rester au moins jusqu’au 10 mars en prison » (Les Echos).

Calendrier macro-économique

10h30 : ventes au détail (Etats-Unis)

15h15 : production industrielle (Etats-Unis)

16h00 : indice Michigan des attentes et de la confiance des consommateurs (Etats-Unis)

Breakfast News | 17 janvier 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Theresa May survit

Mardi, le Parlement britannique a très majoritairement rejeté l’accord pré-négocié par Theresa May avec l’UE. Hier, en conséquence, une motion de défiance à l’égard de la Première ministre a été déposée. Le résultat l’a toutefois maintenue au pouvoir… On prend donc les mêmes et on recommence ! La suite la plus probable est un nouveau round de négociations avec l’UE avec l’espoir de décaler la date butoir du Brexit le 29 mars prochain. Car le « no deal » n’aurait d’intérêt pour personne et un nouveau référendum reviendrait à rabaisser le peuple britannique.

Le pire Noël en 6 ans

Le marché des jouets a traversé une année 2018 atypique. Après les difficultés subies par deux grands réseaux de distribution (La Grande Récré et Toys R Us) entraînant la fermeture de plusieurs magasins, les blocages des gilets jaunes (des sites logistiques aux accès de magasins) ont pénalisé les fabricants de jouets durant tout le mois de décembre qui représente 56 % de leur activité sur l’année. Ainsi, 2018 enregistre un recul des ventes de jouets de 5 % (encore plus fort qu’attendu).

Plus de 100 milliards sur les magasins d’applications mobiles

Les dépenses des consommateurs sur l’ensemble des boutiques en ligne mobiles (type Google Play Store ou App Store) n’ont jamais été aussi élevées qu’en 2018. Elles ont franchi les 100 milliards de dollars, en hausse de 17 % sur un an. Les jeux ont continué d’occuper le devant des écrans (74 % des recettes totales). Les autres applications, notamment de streaming (YouTube, Netflix, Spotify, Tencent Vidéo, etc.), poursuivent leur désengagement des boutiques en ligne – après Spotify, la dernière en date est Netflix – dans la mesure où ces dernières refusent se faire ponctionner 15 à 30 % de leurs revenus d’abonnement. Il n’est donc plus possible de s’abonner à leur service via leur application.

Pas de hausse des taux en 2019

Les récentes confirmations de ralentissement de l’activité économique un peu partout dans le monde, notamment en zone euro, ne militent pas en faveur d’une première remontée des taux directeurs de la BCE en 2019. Ce scénario est de moins en moins probable sous l’ère Draghi dont le mandat arrive à échéance en octobre. A la limite, le taux de dépôt, aujourd’hui fixé à -0,4 %, pourrait repasser la barre du 0 d’ici là. Quant à la Fed et au discours de son Président début janvier, le marché n’anticipe plus qu’une seule remontée de ses taux directeurs sur l’année.

Dans le reste de l’actualité

Carrefour veut faire installer des caméras dans les abattoirs de ses fournisseurs.

« ByteDance, la start-up la plus valorisée du monde, s’attaque à Snapchat et WeChat » (Les Echos).

Calendrier macro-économique

11h00 : indice des prix à la consommation (zone euro)

14h30 : permis de construire (Etats-Unis)

14h30 : mises en chantier (Etats-Unis)

14h30 : inscriptions hebdomadaires au chômage (Etats-Unis)

14h30 : indice manufacturier de la Fed de Philadelphie (Etats-Unis)

16h00 : ventes de logements neufs (Etats-Unis)

Breakfast News | 15 janvier 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

No deal day

Hier, Bruxelles a réaffirmé le principe de backstop mis en place à la frontière irlandaise, arguant qu’il serait temporaire (mais jusqu’à quand ?), une réassurance qui ne devrait pas influer sur l’issue du vote de ce soir sur l’accord de divorce avec l’UE conclu fin novembre par Theresa May. Une grande majorité de députés britanniques devraient le rejeter, conduisant à une paralysie du Parlement sur le dossier. Dans ce cas, le 29 mars prochain, le Royaume-Uni sortirait de l’UE sans deal, ce qui ferait voler en éclats toutes les dispositions négociées en amont. Autre issue possible : des élections anticipées et/ou un second referendum.

Le chiffre honni de Trump

En 2018, l’excédent commercial chinois est toujours conséquent (351,8 milliards de dollars) mais moins important que ces dernières années. Quant au seul excédent commercial avec les Etats-Unis, il est en forte hausse (+17 % par rapport à 2017) à 323,3 milliards de dollars. Ainsi, en 2018, près de 92 % de l’excédent chinois incombe à son « partenaire » commercial américain ! J’en connais un qui a dû sauter de joie…

Euronext conquiert la Norvège

Pour quelque 625 millions d’euros, l’opérateur boursier Euronext lance officiellement son OPA sur son homologue norvégien Oslo Bors. Non voulue par ce dernier mais par une partie de son actionnariat, Euronext indique avoir déjà reçu des titres et des engagements portant sur plus de 50 % du capital de sa cible. Cette acquisition permettrait à Euronext d’entrer dans les pays nordiques où le Nasdaq américain est déjà présent via la Bourse d’Europe du Nord OMX rachetée en 2007. Euronext pourra également étoffer son offre de produits dérivés sur matières premières, la Bourse d’Oslo étant leader sur le marché des dérivés des produits issus de la pêche.

Le chouchou des marchés

C’est un gros pari pris par les investisseurs sur le Brésil : un pari sur les réformes à venir sur les retraites, les privatisations et les impôts. Depuis le début de l’année, la Bourse brésilienne évolue de record en record et affiche une hausse de 6,57 % (devise locale). A noter que, parallèlement, le real brésilien est très recherché et progresse de près de 5 % face au dollar américain depuis le 1er janvier. Ce qui fait qu’en dollar américain, la Bourse brésilienne a progressé d’environ 13 % en 15 jours !

Dans le reste de l’actualité

L’américain Newmont et le canadien Goldcorp fusionnent et donnent naissance au numéro 1 mondial de l’or.

« En plein shutdown, Donald Trump offre le McDo à ses invités à la Maison Blanche » (Huffington Post).

Le gouvernement français va investir 2 milliards d’euros pour développer le nouveau Rafale F4.

L’Occitane conclut sa plus grosse acquisition en rachetant la marque de beauté britannique Elemis.

Calendrier macro-économique

07h30 : croissance du PIB (France)

08h45 : indice des prix à la consommation (France)

11h00 : balance commerciale (zone euro)

14h30 : balance commerciale (Etats-Unis)

14h30 : prix à la production (Etats-Unis)

14h30 : indice manufacturier Empire State Fed de New York (Etats-Unis)

Breakfast News | 14 janvier 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Démarrage de la saison des rendements sur assurance-vie

En 2017, le taux moyen versé sur les fonds en euros était de 1,83 %. Les rendements de 2018 commencent à sortir. Ils devraient s’établir autour de 1,6 %. Le rendement net d’inflation se contracte nettement depuis le (très léger) retour de l’inflation en 2016 et la poursuite de la baisse des rendements moyens des fonds en euros. C’est une des raisons pour lesquelles les détenteurs d’assurances-vie sont de plus en plus sollicités pour renforcer leur exposition en supports en unités de compte.

Relance en Allemagne : par les entreprises ou les ménages ?

Quand il n’y en a qu’un en France (Bruno Le Maire), il y en a deux en Allemagne, ce qui complique les choses. Le ministre de l’Economie démocrate-chrétien de la CDU (Peter Altmaier) et le ministre des Finances social-démocrate du SPD (Olaf Scholz) s’opposent sur le levier à utiliser pour contrer la menace de ralentissement marquée de l’économie allemande. Le premier privilégierait le soutien aux entreprises au travers d’allègements fiscaux ; le second aux ménages. Le nouvel excédent budgétaire de 2018 (quelque 12,8 milliards d’euros) sera déjà consacré en partie au soutien du pouvoir d’achat des ménages, se défend le ministre des Finances.

Le plus long shutdown de l’histoire

L’arrêt (partiel) des activités gouvernementales américaines a battu samedi dernier son record historique de longévité (plus de 21 jours). Faute d’accord sur le financement de l’administration américaine, 800 000 employés fédéraux sont toujours au chômage technique. Républicains et Démocrates campent sur leurs positions et Trump excluait toujours ce week-end de recourir au court-circuitage du Congrès pour financer son mur à la frontière mexicaine. Les négociations se poursuivent donc. Pour le moment, l’impact économique du shutdown reste limité sur la croissance : 0,2 % du PIB par mois selon Natixis.

Fin du trading pour compte propre chez BNP Paribas

Avant la crise financière de 2008, BNP Paribas produisait jusqu’à 4,5 % de ses revenus via son activité de prop trading – trading pour le compte propre de la banque. En application de la loi bancaire de 2013, BNP Paribas, comme la Société Générale, avait créé une filiale française de « confinement » dédiée à cette activité. Devenue très marginale dans le groupe, cette dernière n’enregistrait plus que 650 000 euros de résultat net en 2017. BNP Paribas a donc pris la décision de fermer cette filiale et de réaffecter ses 17 employés en interne.

Dans le reste de l’actualité

« SpaceX : le groupe d’Elon Musk se sépare de 10 % de ses effectifs » (Les Echos).

L’acompte du Trésor public sur 60 % des crédits et réductions d’impôts arrive : quelque 5,5 milliards d’euros distribués à 8,8 millions de foyers fiscaux.

Calendrier macro-économique

11h00 : production industrielle (Allemagne)

Breakfast News | 11 janvier 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

La dette de l’Etat français se trouve attractive

La France, à travers l’Agence France Trésor (AFT), s’apprête à lever un montant d’emprunt record en 2019 : 200 milliards d’euros. Hier, le premier test de l’année sur les marchés a fonctionné. Profitant de la tendance actuelle du flight to quality, l’Etat a réussi à emprunter quelque 8,2 milliards d’euros à des taux plus bas que la précédente adjudication. Ainsi, sur 10 ans, la France empruntait hier à 0,68 %. Cependant, à l’heure de la défiance envers Macron et de la crise des gilets jaunes, ce coût de financement de l’Etat est désavantagé par rapport à d’autres Etats références en Europe. Ainsi, l’écart de taux à 10 ans entre la France et l’Allemagne a augmenté de près de 20 points de base sur le dernier trimestre, s’établissant à près de 50 points de base.

Taxe GAFA, nationale plutôt qu’européenne

A défaut de trouver un accord à Bruxelles sur la mise en place d’une taxe harmonisée en Europe sur les géants de l’Internet, chaque pays dicte sa propre loi. Le dernier en date, l’Autriche, annonçait hier l’introduction d’une taxe de 3 % sur les revenus publicitaires de ces géants au plus tard en 2020. D’ici là, comme la France, l’Autriche attend un dénouement favorable au niveau européen. De leur côté, l’Irlande, la Suède et le Danemark continuent de s’opposer au projet malgré une concession apportée sur l’assiette de taxation qui toucherait seulement les revenus publicitaires, hors la revente de données. Le prochain rendez-vous européen à ce sujet aura lieu en mars.

Les constructeurs automobiles s’organisent

L’automobile est un secteur d’activité des plus cycliques. Dans un contexte global de ralentissement de la demande mondiale, de dieselgate et, dans une moindre mesure, de Brexit, les constructeurs s’organisent les uns après les autres pour renouer avec des performances financières. Cela passe en grande partie par la diminution de la masse salariale. Ford a annoncé vouloir réduire ses effectifs de plusieurs milliers en Europe où il emploie quelque 54 000 salariés. De son côté, Jaguar Land Rover – premier constructeur britannique – va supprimer 4 500 postes (plus de 10 % de ses effectifs).

Le ralentissement chinois se confirme

Hier, deux statistiques chinoises ont pesé sur les marchés. L’inflation s’est révélée plus décevante que prévu : +1,9 % sur un an en décembre contre +2,1 % attendu. La déception a été similaire sur les prix à la production : +0,9 % sur un an en décembre contre +1,6 % attendu.

Dans le reste de l’actualité

Le premier parc éolien saoudien va voir le jour et sera réalisé par EDF.

La direction de TechnipFMC deviendra 100 % américaine après le départ en mai prochain du français Thierry Pilenko, actuel Président exécutif du nouvel ensemble.

Calendrier macro-économique

10h30 : croissance du PIB (Royaume-Uni)

10h30 : productions industrielle et manufacturière (Royaume-Uni)

10h30 : balance commerciale (Royaume-Uni)

14h30 : indice des prix à la consommation (Etats-Unis)

Breakfast News | 9 janvier 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

La Banque mondiale à son tour moins confiante

L’institution révise à la baisse ses perspectives de croissance mondiale, soit +2,9 % pour 2019 et +2,8 % pour 2020, et avance trois facteurs de risque qui pourraient davantage peser dans le tassement de l’économie. Le premier est le gonflement de la dette, surtout dans les pays pauvres où les dettes publiques dépassent aujourd’hui les 50 % du PIB contre 30 % en 2013. Le deuxième est la progression de l’économie dite informelle (hors contrôle des Etats) qui représente environ un tiers du PIB des économies émergentes et en développement. Enfin, le troisième est la pauvreté en Afrique sub-saharienne où le dynamisme de l’économie – facteur de lutte contre la pauvreté – est attendu en très faible progression (autour de +1 %) au cours des trois prochaines années.

La Chine convoite l’or à nouveau

Après plus de deux ans de diète aurifère, la Chine s’est remis à acheter des lingots en décembre. Selon la People’s Bank of China, Pékin en détient dans ses coffres 1 853 tonnes, se classant ainsi au sixième rang des plus gros détenteurs d’or mondiaux. Ces derniers, qui sont de loin les pays émergents (Russie, Turquie, Kazakhstan et Inde en tête), poursuivent leur politique de dédollarisation.

Le shutdown américain face à un mur

Aux Etats-Unis, on entre dans le 19ème jour de shutdown. Le record, enregistré sous la présidence Clinton fin 1995, était de 21 jours. Quelle conséquence ? L’administration tourne au ralenti avec environ 800 000 employés fédéraux renvoyés chez eux faute de pouvoir les payer. En s’exprimant de manière très solennelle depuis le Bureau ovale de la Maison-Blanche, Trump a changé la forme mais pas le fond : il a réaffirmé son inflexibilité sur le financement de la construction du mur à la frontière mexicaine pour quelque 5,7 milliards de dollars. De leur côté, les Démocrates ont, une nouvelle fois, exprimé leur refus catégorique par vidéo. L’impasse demeure.

Encore une année sympathique pour les actionnaires du CAC 40

Le titre est un peu racoleur au lendemain de 3 mois de baisse marquée des marchés actions. Mais, en 2018, après une belle année 2017, force est de constater que les entreprises du CAC 40 ont augmenté de plus de 12 % leurs dividendes et rachats d’actions. Elles retrouvent ainsi leurs niveaux de reversements de 2007. Total, Sanofi et BNP Paribas ont assuré à eux trois 33 % du volume global de reversement.

Dans le reste de l’actualité

« Après Apple, Samsung déçoit sur les ventes de smartphones » (Les Echos) et émet, pour la première fois en 4 ans, un avertissement sur résultats.

Faute de clients, l’unique restaurant naturiste parisien fermera ses portes le mois prochain.

Selon l’Insee, seuls 2 lycéens sur 10 quittent leur académie après avoir passé le Baccalauréat.

Une jeune britannique lance le défi « Januhairy » (un mois de janvier sans poil) sur Instagram, prônant la liberté de choisir de s’épiler ou non.

Calendrier macro-économique

08h00 : balance commerciale (Allemagne)

11h00 : taux de chômage (zone euro)

16h30 : stocks de pétrole brut (Etats-Unis)

20h00 : Minutes de la Fed (Etats-Unis)

Breakfast News | 8 janvier 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Theresa May retente sa chance

C’est la rentrée, il est l’heure de retourner dans la fosse aux lions pour la Première ministre britannique. En décembre, faute de soutiens, Theresa May avait décidé de reporter autour du 15 janvier le vote des députés sur l’accord de divorce avec l’UE. Aujourd’hui, les débats reprennent et rien n’indique que ce mois d’attente y changera grand-chose. La grande inconnue n’est presque plus de savoir dans quel sens ira le vote, mais plutôt de comprendre les conséquences d’un « no deal »…

Les Chinois et les Américains aussi

Cette semaine est également propice à la reprise des négociations commerciales sino-américaines. Ces dernières reprennent entre vice-ministres de chaque bord au Ministère du Commerce à Pékin. Si elles s’avèrent concluantes, de plus hauts fonctionnaires d’Etat s’y joindront. A ce jour, l’administration américaine parie sur la carte du ralentissement de l’économie chinoise qui pourrait inciter l’administration chinoise à accélérer la signature d’un accord entre les deux pays : le jeu du « qui résistera le plus longtemps » est en place !

Encore l’immobilier, toujours l’immobilier

Le marché de l’immobilier ancien s’impose en 2018 comme une nouvelle année record après celle de 2017. Toutes les régions de France ont enregistré un nombre de transactions plus élevé qu’en 2017. Les prix moyens ont baissé en Bretagne, en Centre Val de Loire et dans les Hauts de France. Paris, Lyon et Bordeaux deviennent si chères que l’activité ralentit. Le prix moyen du m² sur Paris est attendu à 9 650 euros le mois prochain (record). 2019 devrait être une nouvelle année haussière, mais moins soutenue.

La percée du « made in France »

Selon une enquête menée par le cabinet AgileBuyer et le Conseil national des achats (CNA), l’étiquette du « made in France » est désormais considérée comme un critère de décision majeur pour les acheteurs (53 % contre 31 % en 2017 et 16 % en 2016). Les secteurs d’activité les plus sensibles à ce critère sont l’agroalimentaire (78 %), les médias (71 %) et le luxe (64 %). Le critère importe encore peu au secteur de l’automobile (32 %). Au fil des ans, trois constats favorisent la tendance du « made in France » : la perte d’attractivité par les coûts du continent asiatique, le poids écrasant de quelques géants fournisseurs mondiaux avec qui il est impossible de négocier et, bien sûr, le regain d’intérêt des consommateurs pour ces produits.

Dans le reste de l’actualité

Carlos Ghosn s’est dit « faussement accusé et détenu de manière injuste » lors de sa première comparution devant un juge au Japon.

L’ATP lance sa première édition ATP Cup, un « Mondial du tennis » anti-Coupe Davis.

Selon un sondage IFOP pour le JDD, 77 % des Français sont favorables au rétablissement de l’ISF.

Jim Yong Kim, le Président de la Banque mondiale, démissionne à la surprise générale.

Calendrier macro-économique

08h00 : production industrielle (Allemagne)

09h30 : indice des prix immobiliers (Royaume-Uni)

11h00 : climat des affaires (zone euro)

11h00 : confiance des consommateurs (zone euro)

14h30 : balance commerciale (Etats-Unis)

16h00 : rapport JOLTS sur les nouvelles offres d’emploi (Etats-Unis)

Breakfast News | 7 janvier 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Le retour de l’aversion au risque

2018 marque clairement le retour de l’aversion au risque. Celle-ci s’est traduite par une volatilité largement accrue de l’ensemble des marchés. La raison de cette méfiance ne prend pas ses sources dans la micro-économie puisque les entreprises affichaient encore majoritairement des résultats très positifs mais davantage de la macro-économie : la montée des risques liée aux tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, la fin des politiques hyper accommodantes des banques centrales et la détérioration cyclique des indicateurs macro-économiques observée depuis l’automne (en particulier en Chine et en Europe).

La rare baisse concomitante des marchés obligataires et actions

Dans ce contexte, ces deux marchés ont souffert en même temps. Sur les obligations, la hausse des taux est bien plus importante sur les souches obligataires d’émetteurs privés que publics (en dehors de l’Italie) et, plus précisément, d’émetteurs privés de qualité de crédit moyenne et faible (high yield). Sur les actions, les valeurs les plus fragiles – petites capitalisations –  ont le plus pâti de cette situation, après de très belles années de hausse. En ce qui concerne les grandes capitalisations, les valeurs défensives ont mieux résisté que les valeurs de croissance sur la deuxième partie de l’année (baisse marquée des marchés).

La situation aux Etats-Unis

Vendredi, un indicateur économique a rasséréné les marchés : les créations d’emplois aux Etats-Unis ont été beaucoup plus fortes qu’attendu. Le taux de chômage est resté contenu en-dessous de 4 % et la progression des salaires ont enregistré une progression de +3,2 % sur 2018 (pas forcément très bon pour l’inflation d’ailleurs). La machine économique américaine n’est donc pas enrayée ! Le Président de la Fed a également fait des déclarations rassurantes promettant d’être « patient » (pour la remontée des taux) en 2019. Les marchés américains s’offraient vendredi une belle séance, de +3,43 % (S&P 500).

La situation en Europe

Les indicateurs restent positifs, mais se dégradent. Le mois dernier par exemple, l’indice PMI composite de Markit est tombé à un plus bas de 5 ans en zone euro. Les perspectives de croissance économique s’en trouvent affectées, la BCE a ramené sa prévision à +1,7 % de croissance du PIB en zone euro. En France, l’activité du secteur privé souffre beaucoup en raison du mouvement des gilets jaunes. En Allemagne, l’industrie évolue sur un plancher de 3 ans et les services sont au plus bas depuis plus de deux ans. Hors zone euro, l’ambiance est plombée par le Brexit. Le Royaume-Uni a enregistré sa plus faible croissance trimestrielle (+0,1 %) depuis mars 2009.

Dans le reste de l’actualité

Au 1er janvier, la France compte 35 000 communes, contre plus de 36 000 en 2015.

Calendrier macro-économique

08h00 : commandes à l’industrie (Allemagne)

11h00 : ventes au détail (zone euro)

16h00 : commandes à l’industrie (Etats-Unis)

16h00 : indice PMI non manufacturier de l’ISM (Etats-Unis)

Breakfast News | 20 décembre 2018

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

La Réserve fédérale américaine affiche son indépendance

La dernière réunion de politique monétaire américaine a statué, à l’unanimité, sur une quatrième hausse de l’année des taux directeurs, soit +0,25 %, passant ainsi sur la fourchette de 2,25 % à 2,5 %. L’institution a fait fi des de la pression exercée par Trump pour maintenir des taux bas, de la baisse des marchés et de l’environnement économique mondial dégradé. Elle s’est focalisée sur une économie américaine dont la santé reste très bonne, malgré des révisions à la baisse de la croissance. L’inflation reste contenue, à 1,9 % en 2018, en-dessous du niveau cible de l’institution (2 %). L’an prochain, la Fed ne s’est engagée sur aucun calendrier de remontée des taux, mais il est maintenant très probable qu’elle se limite à deux hausses des taux. Les marchés baissent ce matin à l’ouverture…

L’Allemagne se protège

Le pays durcit ses procédures de suivi des investissements étrangers depuis le rachat, en 2016, du fabricant de robots industriels allemand Kuka par le géant de l’électroménager chinois Midea. Hier, la coalition gouvernementale a adopté un amendement visant à abaisser le seuil fixé en 2004, passant de 25 % à 10 % du capital des sociétés, à partir duquel les autorités allemandes sont autorisées à bloquer les prises de participation. Les principaux secteurs concernés sont dits stratégiques : sécurité, défense, médias, électricité, gaz, eau, infrastructures ou encore télécommunications.

L’Italie souffle

Elle échappe à la poursuite de la Commission européenne pour déficit excessif. Un accord a été trouvé sur le budget italien de 2019. La promesse est de 2,04 % du PIB de déficit au lieu de 2,4 %. La nouveauté réside dans l’effort consenti par Rome sur le déficit structurel (calculé indépendamment des variations conjoncturelles) qui devra se stabiliser plutôt que se dégrader de 0,8 % du PIB initialement. Comment l’Italie parviendra-t-elle à tenir ses engagements ? La question reste d’actualité, aucune révision des mesures phares du gouvernement n’étant prévue.

Facebook ne s’en sort pas

On apprend que 150 sociétés ont bénéficié d’un accès privilégié à ses données utilisateurs. Par exemple, Netflix pouvait lire le contenu de nos messages privés. Microsoft pouvait consulter la liste de nos amis. Et Yandex (géant russe de la recherche en ligne) pouvait connaître nos identifiants. Très critiqué bien évidemment, Facebook continue d’en pâtir en Bourse (-39 % par rapport au plus haut de l’année).

Dans le reste de l’actualité

Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste britannique, est accusé d’avoir qualifié Theresa May de « femme stupide ».

Par rapport au prix d’introduction en Bourse hier, Softbank Corp., filiale de Softbank Group, a perdu 14,5 %.

Calendrier macro-économique

10h30 : ventes au détail (Royaume-Uni)

13h00 : décision de la BoE sur les taux d’intérêt (Royaume-Uni)

14h30 : inscriptions hebdomadaires au chômage (Etats-Unis)

Breakfast News | 19 décembre 2018

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Vive le communisme !

Hier se tenait en Chine au Palais du Peuple la cérémonie du 40ème anniversaire de la politique de réformes lancée par Deng Xiaoping. A cette occasion, le leader chinois Xi Jinping s’est félicité du rôle central joué par le Parti communiste dans l’ascension économique du pays et la sortie de millions de Chinois de la pauvreté. Il en a profité pour décorer plusieurs figures de l’économie chinoise comme les patrons d’Alibaba et de Tencent. Si le thème principal était les réformes, il s’est gardé d’en dévoiler de nouvelles, se contentant d’indiquer qu’il poursuivrait l’ouverture du pays sur le reste du monde.

Natixis trébuche de 260 millions d’euros

La banque d’investissement du groupe BPCE dévoilait hier un accident de marché survenu dans son modèle de gestion utilisé sur les marchés asiatiques. En cause, des produits de couverture utilisés qui n’étaient pas adaptés à la chute des valorisations dans un contexte de faible volatilité. Résultat sur ces produits : une perte de 260 millions d’euros amputant les revenus trimestriels de la banque de près de 10 %.

La deuxième plus grosse introduction en Bourse de l’histoire

Elle est signée par SoftBank Corp, la branche téléphonie mobile du géant japonais SoftBank Group. Un peu plus de 23 milliards de dollars sont aujourd’hui levés. A coup de promotions, toutes plus originales que les autres, la levée de fonds a séduit la cible – les petits porteurs japonais – pour deux fois le volume de titres mis en vente. Reste à savoir si demain, dans le contexte actuel difficile pour les grandes capitalisations de la tech, l’enthousiasme sera toujours au rendez-vous…

Pression sur la dette américaine

Les plus gros créanciers du Trésor américain restent, mois après mois, vendeurs nets de dettes américaines. Sans surprise, la Chine se désengage fortement, notamment pour soutenir sa monnaie. De son côté, le Japon, deuxième plus gros créancier des Etats-Unis, aligne 12 mois de ventes nettes sur les 13 derniers mois. Quant à la Russie, elle s’efface peu à peu du tableau des principaux créanciers. A noter qu’entre 1990 et 2012, les étrangers ont financé près de la moitié du déficit américain. Depuis, ils ne représentent plus que 2 % de ce financement (La Banque Postale AM). Et nous sommes à l’aube d’importantes émissions du Trésor américain pour financer le programme (fiscal notamment) de Trump…

Dans le reste de l’actualité

« Le Japon débloque 210 milliards pour s’offrir deux porte-avions » (Les Echos).

Faisant suite à un différend radical sur la question migratoire, Charles Michel, Premier ministre belge, présente sa démission.

Calendrier macro-économique

08h00 : prix à la production (Allemagne)

10h30 : prix à la production (Royaume-Uni)

10h30 : indice des prix à la consommation (Royaume-Uni)

12h00 : enquête CBI de conjoncture dans l’industrie (Royaume-Uni)

16h00 : ventes de logements existants (Etats-Unis)

16h30 : stocks de pétrole brut (Etats-Unis)

20h00 : décision de la Fed sur les taux d’intérêt et communiqué du FOMC (Etats-Unis)