Breakfast News | 19 septembre 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Pourquoi baisser les taux ?

La banque centrale américaine a annoncé une nouvelle baisse de ses taux de 25 bps (0,25 %). Durant la conférence de presse qui a suivi cette décision, Powell ne s’est pas montré franchement convaincant, arguant à la fois que l’investissement et l’industrie manufacturière se portaient mal (arguments pour une baisse des taux) et que l’emploi et les dépenses des ménages étaient robustes (arguments contre une baisse des taux). Cerise sur le gâteau : la révision à la hausse de ses prévisions de croissance américaine pour 2019, passant de +2,1 % à +2,2 % (argument contre une baisse des taux).

Loin d’être unanime

Si cette décision n’a pas provoqué de raz-de-marée sur les marchés, c’est qu’elle était la plus probable selon les investisseurs. En interne pourtant, la décision n’a pas été facile à prendre. En effet, le comité monétaire de la Fed s’est montré plutôt divisé. 3 membres sur 10 ont voté contre : 2 pour un statu quo et 1 pour une baisse plus prononcée (50 bps). C’est la plus forte opposition enregistrée depuis le début du mandat de Powell (début 2018).

Fléchissement de l’épargne mondiale

Dans le monde en 2018, le patrimoine financier (dépôts bancaires, épargne retraite et placements boursiers) des ménages a reculé de 0,1 %, à 172 500 milliards d’euros. Ce repli est une première depuis 2008. En moyenne, dans les pays développés et émergents, les évolutions sont respectivement de  -0,1 % et -0,4 %. Les patrimoines financiers chinois ont le plus souffert (-3,4 %).

L’indice à bulle

Next40 est le nom de ce nouvel indice des 40 entreprises de la tech française « les plus prometteuses » ! On y retrouve Deezer, Doctolib, Blablacar, Veepee, Back Market, OVH ou encore Voodoo. Aucun critère de rentabilité n’a été retenu pour les classer. Seuls les chiffres d’affaires et levées de fonds sont étudiés !

Dans le reste de l’actualité

« L’Inde, grand producteur de tabac, interdit le vapotage » (Le Point).

Il n’y aura plus de Coupe de la Ligue la saison prochaine.

Calendrier macro-économique

10h30 : ventes au détail (Royaume-Uni)

14h30 : indice manufacturier de la Fed de Philadelphie (Etats-Unis)

14h30 : inscriptions hebdomadaires au chômage (Etats-Unis)

16h00 : ventes de logements existants (Etats-Unis)

Breakfast News | 18 septembre 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

S’en remettre à la Fed

La séance boursière du jour risque d’être particulièrement calme dans l’attente de la décision de la Réserve Fédérale américaine ce soir : décidera-t-elle de fournir un nouveau stimulus à l’économie (baisse des taux directeurs d’un quart ou d’un demi-point) ? Les anticipations d’une nouvelle intervention, qui ont chuté depuis la rentrée, restent au-dessus de 50 %. Les dernières bonnes publications macroéconomiques (production industrielle américaine) et la hausse du pétrole (inflationniste) penchent en faveur d’un statu quo.

Pénurie de pétrole ?

Bien au contraire, le bombardement en Arabie Saoudite a révélé les immenses réserves que pouvaient détenir les plus grands producteurs. Etats-Unis et Arabie Saoudite y piochent pour soutenir l’offre. Les annonces du Ministère saoudien de l’Energie ont par ailleurs rassuré sur un prochain retour à la normale de la production saoudienne. Hier, le baril de pétrole abandonnait 6 %, effaçant la moitié de la hausse de la veille.

La facturation du cash se propage

Nous en parlions quelques jours plus tôt. Alors que le cash est déjà « facturé » aux fonds d’investissement, il devrait bientôt l’être à la clientèle privée (fortunée) des banques privées. En France, Lombard Odier est la première à prendre la décision de répercuter les taux négatifs de la BCE, dès le 1er octobre prochain. Rothschild, Neuflize OBC ou encore Société Général Private Banking planchent sérieusement sur le sujet. Pour les autres, ce n’est qu’une question de temps : leur business en souffre trop.

Pas de majorité

Cinq mois après le dernier scrutin, l’Espagne retourne aux urnes. Le socialiste Sanchez a refusé de tenter une nouvelle investiture faute d’appuis pour constituer une majorité au Parlement. Des élections législatives sont attendues pour le 10 novembre prochain.

Dans le reste de l’actualité

En deux ans, les Français ont perdu un milliard d’euros dans des escroqueries à l’épargne.

Calendrier macro-économique

10h30 : indice des prix à la consommation (Royaume-Uni)

10h30 : prix à la production (Royaume-Uni)

11h00 : indice des prix à la consommation (zone euro)

14h30 : permis de construire (Etats-Unis)

14h30 : mises en chantier (Etats-Unis)

16h30 : stocks de pétrole brut (Etats-Unis)

20h00 : décision de la Fed sur les taux d’intérêt (Etats-Unis)

20h30 : conférence de presse du FOMC (Etats-Unis)

Breakfast News | 17 septembre 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Etonnamment peu volatil

Le bombardement de sites pétroliers saoudiens le week-end dernier a eu un impact limité sur les marchés hier. Bien sûr, le baril de pétrole a flambé (+13 % pour le Brent). Bien sûr, les marchés actions ont reculé (-0,94 % pour le CAC 40 et -0,52 % pour le DJ 30). Mais les investisseurs ont finalement relativisé l’impact de cette situation pourtant historique. La moitié de la production de pétrole saoudien est à l’arrêt pour plusieurs semaines. Mais cela ne représente finalement que 5 % de la production mondiale. Pour compenser, les Etats-Unis ont ouvert leur réserves stratégiques. D’autres pays de l’OPEP vont également pouvoir, un moment, augmenté leur production.

A qui profite le crime ?

Replaçons le bombardement dans le contexte économique et financier du pays. Aramco, la société exploitant le pétrole saoudien, était aux portes de sa cotation en Bourse. En cotant 5 % de son capital, Aramco aurait été valorisée 2 000 milliards de dollars. La plus importante introduction en Bourse de l’histoire était alors attendue ! A ce stade critique pour l’Arabie Saoudite, le bombardement est loin d’être un hasard car il révèle la fragilité d’Aramco dans une région du monde très agitée. L’impact se compte probablement en centaines de milliards de dollars car il va causer une forte révision à la baisse de sa levée de fonds en Bourse. Pénaliser temporairement la production pétrolière saoudienne n’est donc que la partie visible de l’iceberg.

Rien de concret

On ne peut rien tirer de l’échange, hier au Luxembourg, entre le Premier ministre britannique (Johnson) et le Président de la Commission européenne (Juncker). Ils se sont simplement mis d’accord pour intensifier les discussions en les rendant quotidiennes… Le Premier ministre luxembourgeois (Bettel) a, lui, eu les mots justes : « l’heure tourne, arrêtez de parler, agissez » ! Cette situation sent de plus en plus un nouveau report de la date du Brexit (31 octobre).

Activité record sur le change

Selon le dernier rapport triennal de la Banque des règlements internationaux (BRI), le marché des changes, le plus grand au monde, a atteint des volumes de transaction inédits (+30 % sur 3 ans). 6 590 milliards de dollars y sont échangés par jour. Londres a renforcé sa position dominante en traitant 43 % des volumes. Une transaction sur quatre a porté sur l’EUR/USD.

Dans le reste de l’actualité

Canal+ et Netflix s’allient en France.

Calendrier macro-économique

11h00 : indice ZEW du sentiment économique (Allemagne)

11h00 : indice ZEW du sentiment économique (zone euro)

15h15 : production industrielle (Etats-Unis)

Breakfast News | 13 septembre 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

La BCE en quelques actions

Le pot de départ de Draghi s’est soldé par une nouvelle baisse (-10 bps) du taux de dépôt de la BCE, à -0,5 %. Ce taux rémunère, ou plutôt facture (taux négatif), les montants placés par les banques auprès de la BCE. Dès le 1er novembre prochain, l’institution compte également se remettre à acheter – programme d’achat d’actifs (QE) – à un rythme de 20 milliards d’euros par mois « aussi longtemps que nécessaire » (Draghi). La BCE a par ailleurs confirmé qu’un nouveau programme de prêts ciblés de long terme à destination des banques (TLTRO) serait lancé prochainement pour une durée de 3 ans (2 ans pour les précédents). Enfin, plus que d’habitude, Draghi a mis l’accent sur la nécessité, pour les Etats de la zone euro, d’accompagner cette politique monétaire accommodante. Autrement dit, il appelle les gouvernements à déraper sur leurs budgets respectifs pour « soutenir la croissance »…

Investir en taux souverains

Ces énièmes soutiens monétaires devraient avoir le même effet que les précédents. En concentrant ses achats sur les obligations d’Etat de la zone euro, la BCE dirige leurs taux vers des plus bas. La détente de ces derniers a d’ailleurs été spectaculaire hier. Par exemple, les taux des obligations à 10 ans des Etats français et italiens sont passés respectivement de -0,47 % à -0,37 % et de 0,97 % à 0,77 %. L’impact n’est pas anodin. Environ 30 % des fonds généraux des compagnies d’assurances françaises, servant ces fameux fonds en euros à taux « garantis », sont investis en obligations d’Etat. Les plus gros investisseurs institutionnels, dont elles font partie, sont contraints d’investir sur du papier de très bonne qualité (dette souveraine) car peu risqué. Nous avons une pensée pour eux…

Une alternative et non un miracle

Sur les marchés de taux, il convient tout d’abord d’aller chercher des signatures d’entreprise plutôt que d’Etat pour profiter de l’écart de taux, bien rémunéré pour le risque supplémentaire pris. Ensuite, au sein même de ces émetteurs privés, il est très important de les diversifier au sein de son portefeuille pour se permettre d’être opportuniste sur des signatures moins bien notées mais rémunératrices. Au final, pour un portefeuille d’obligations d’entreprise un peu plus risqué tout en restant en moyenne investment grade, on obtient un rendement significativement supérieur à celui d’un portefeuille d’obligations d’Etat.

Vers des comptes courants facturés

Les soldes espèces – comptes courants notamment – déposés auprès des banques coûtent (-0,5 %) aujourd’hui de l’argent à ces dernières. La logique voudrait donc qu’elles appliquent, à peu de chose près, les taux négatifs qu’elles subissent auprès de leur maman – la BCE. Pour cela, il aurait fallu qu’elles appliquent également, à l’inverse, les taux positifs, donc rémunérateurs, à l’époque où les taux étaient « normaux ». A vrai dire, ce système est déjà en place dans bon nombre de pays dont les Etats-Unis et l’Allemagne. En France, il ne concerne pour le moment que les grands institutionnels. Mais demain, la pression sur les banques françaises aura augmenté et peut-être que l’assiette devra s’élargir. Quelles seront les prochaines cibles ? Les petits institutionnels puis M. Tout le monde.

Dans le reste de l’actualité

On est vendredi 13, n’oubliez pas de jouer !

Un magnifique message de soutien : « Demain matin, j’utilise ma voiture de fonction, comme tous les jours. Donc je serai de tout cœur avec les Franciliens qui galéreront dans les couloirs du métro » (Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement).

Après le feu vert de la FDA, le cœur artificiel de Carmat va pouvoir être implanté aux Etats-Unis.

Calendrier macro-économique

11h00 : balance commerciale (zone euro)

14h30 : ventes au détail (Etats-Unis)

14h30 : indices des prix à l’import et à l’export (Etats-Unis)

14h30 : ventes au détail (Etats-Unis)

16h00 : stocks des entreprises (Etats-Unis)

16h00 : indice Michigan de confiance des consommateurs (Etats-Unis)

Breakfast News | 12 septembre 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Tout est possible

L’après-midi boursière pourrait se trouver chahutée. En effet, la BCE y dévoilera peut-être un nouveau quantitive easing (QE) ou/et une nouvelle baisse des taux directeurs. Les attentes sont grandes, mais cela pourrait faire pschitt… Draghi reste aux manettes de l’institution. Il sera remplacé par Lagarde début novembre. S’il devait y avoir une nouvelle intervention monétaire d’ici la fin de l’année, serait-elle le cadeau de départ de Draghi ou celui d’arrivée de Lagarde ? La décision est politique…

Ronds de jambe

Le retour aux négociations commerciales sino-américaines se veut plein de politesses. Chacune des parties fait son geste à l’autre, signe de bonne volonté. Les Etats-Unis ont d’abord reporté de deux semaines la mise en place de certaines surtaxes. Hier, c’était au tour de la Chine de dresser une liste de produits américains exemptés de surtaxes dès la semaine prochaine.

La Bourse de Hong Kong tente

La Bourse de Hong Kong (HKEX) vient d’annoncer une offre de rachat de 31,6 milliards de livres sterling sur celle de Londres (LSE). L’offre n’est pas sollicitée par le LSE et n’a d’ailleurs que de très faibles chances d’aboutir. Jamais les autorités britanniques ne laisseront partir un joyau pareil. Les investisseurs eux-mêmes n’y croient pas à voir le dégonflement de l’action LSE en Bourse suite au pic haussier lié à l’annonce. Pour le HKEX, il faudrait pourtant faire vite. Avec l’absorption à venir de Refinitiv (fournisseur de données de marché), le LSE atteindra bientôt une taille critique hors de prix pour le HKEX.

Pékin sauve des banques

Les autorités chinoises multiplient les interventions de sauvetage bancaire. On se rappelle de la mise sous tutelle de Baoshang Bank par la banque centrale chinoise en mai dernier : une prise de contrôle inédite en 20 ans. Plus récemment, deux autres établissements bancaires ont fait l’objet d’un secours étatique : ICBC et Hengfeng. Le tissu bancaire chinois, hors très grandes banques, souffre beaucoup de la pression réglementaire (mesures de réduction des risques financiers) et du ralentissement économique (surtout dans les provinces reculées). Le recours au shadow banking (opérations de prêt sous les radars, plus rémunératrices mais plus risquées) est alors monnaie courante. Il ne manque pas de fragiliser encore plus ces banques.

Dans le reste de l’actualité

Les naissances hors mariage deviennent la norme : 8,5 % en 1945 contre 59,9 % aujourd’hui.

A la RATP, une grève d’une ampleur inédite depuis plus de dix ans se prépare pour demain.

Calendrier macro-économique

08h00 : indice des prix à la consommation (Allemagne)

08h45 : indice des prix à la consommation (France)

11h00 : production industrielle (zone euro)

13h45 : décision de la BCE sur les taux d’intérêt (zone euro)

14h30 : conférence de presse de la BCE (zone euro)

14h30 : indice des prix à la consommation (Etats-Unis)

20h00 : balance du budget fédéral (Etats-Unis)

Breakfast News | 11 septembre 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Deutsche qualität

Les craintes autour du ralentissement de l’économie allemande n’ont pas dévié le gouvernement de sa trajectoire budgétaire positive (excédentaire depuis 2014). Pour le budget public 2020, l’Allemagne compte préserver un budget au moins à l’équilibre sans contraction de nouvelles dettes. Cela ne l’a pas empêché de présenter un budget principalement axé sur la relance au travers d’une forte allocation des ressources au ministère du Travail et des Affaires sociales (41,3 % du budget) et à la modernisation de ses infrastructures (40 milliards d’euros par an).

La nouvelle équipe européenne

Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission européenne, a présenté la fine équipe qui sera aux commandes de l’UE. Citons deux heureuses nommées. Fort de son combat face aux GAFA, Margrethe Vestager conservera le portefeuille de la Concurrence et endossera également le rôle de Vice-Présidente, en charge des enjeux digitaux. Quant à la Française de l’équipe, l’ex-eurodéputée Sylvie Goulard, elle s’occupera des portefeuilles de l’Industrie et du Marché intérieur.

Jack se retire

Cela fait des années qu’il préparait son départ. Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, cédait déjà le poste de Directeur Général (DG) en 2013. Aujourd’hui, il cède la présidence du Conseil d’administration à son actuel DG (Daniel Zhang). Ce départ annoncé il y a un an n’est pas une surprise. Jack va maintenant se consacrer à ce qui le passionne au-delà du business : l’éducation et diverses actions philanthropiques.

Netflix tremble

Hier se tenait la traditionnelle Keynote de rentrée d’Apple. Face à l’érosion des ventes de son produit star, l’iPhone, Apple a redoublé d’arguments pour présenter le lancement au printemps 2020 de ses deux nouveaux services : le streaming vidéo et le streaming de gaming. Le premier, Apple TV+, offrira un bouquet de séries et de films et concurrencera directement Netflix et les autres. Le second, Arcade, proposera une plateforme de jeux vidéo. L’air du temps étant à l’abonnement, chacun de ces services coûtera 5 dollars par mois.

Dans le reste de l’actualité

L’Oréal va ouvrir une école de coiffure à Paris.

L’Université de Virginie a émis une obligation à 100 ans au taux annualisé de 3,23 %.

Calendrier macro-économique

13h00 : rapport mensuel de l’OPEP

14h30 : prix à la production (Etats-Unis)

16h30 : stocks de pétrole brut (Etats-Unis)

Breakfast News | 10 septembre 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Une montagne de cash

Les entreprises de la zone Emea (Europe, Moyen-Orient et Afrique) ont amassé un trésor de guerre (trésorerie) sur 2018, en hausse de 15 % sur un an. Beaucoup de grands groupes gonflent leur trésorerie en prévision de coup dur ou d’une grande acquisition. Si l’on peut se réjouir que ces sociétés parviennent à générer du cash, on peut s’inquiéter du manque d’opportunités d’investissement pour les satisfaire…

Cible en vue !

Le fonds activiste américain Elliott sort du bois et dévoile ses convictions pour le géant américain des télécoms AT&T : sa nouvelle cible dans laquelle il détient 3,2 milliards de dollars d’actions. L’activiste est réputé pour son agressivité sur ses cibles pour en extraire le plus de profit possible. Si le modèle AT&T est sous-évalué et donc à fort potentiel selon Elliott, sa dernière acquisition (Time Warner) est jugée comme une « anomalie ». Hier en Bourse, la nouvelle a permis au cours de AT&T d’atteindre un plus haut de 18 mois.

L’amusant indice Volfefe

Depuis l’arrivée à la Maison-Blanche de Trump, plus de 10 000 tweets ont été émis depuis son compte Twitter. Beaucoup d’entre eux ont eu des effets immédiats sur les marchés financiers. JP Morgan a travaillé dessus et vient de sortir l’indice « Volfefe », issu de la combinaison des mots « volatilité » et « covfefe » (mot issu d’une erreur de frappe sur un tweet de Trump). Cet indice mesure l’impact sur les marchés financiers, plus particulièrement les marchés de taux d’intérêt, des tweets postés par le Président américain.

Dernier échec au Parlement

Hier soir, Johnson a essuyé un second échec à convoquer des élections anticipées avant la suspension du Parlement dans la nuit. Le Royaume-Uni se réveille sans matin avec un Parlement muet jusqu’au 14 octobre. D’ici là, Johnson va tenter de trouver une solution avec l’UE. Entre un « no deal » illégal pour le Parlement et un report du Brexit non voulu par Johnson, la séance de négociation s’annonce compliquée !

Dans le reste de l’actualité

Le prix du meilleur aéroport européen de l’année revient à celui de Lyon : une première pour un aéroport français depuis 10 ans.

Le Bon Coin rachète l’Argus.

Le plus grand gisement de diamants au monde (site d’Argyle en Australie) est en fin de vie, il assurait jusqu’ici 90 % de la production mondiale de diamants roses.

Calendrier macro-économique

10h30 : taux de chômage (Royaume-Uni)

16h00 : rapport JOLTS sur les offres d’emploi (Etats-Unis)

Breakfast News | 4 septembre 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

La vraie rentrée des marchés

Ce n’était pas lundi (Fête du Travail aux Etats-Unis, donc férié) mais hier ! La séance s’est soldée par un repli généralisé des valorisations boursières. L’indice ISM pour le secteur manufacturier américain est ressorti en baisse pour la première fois en 3 ans et a pesé sur les cours. L’EURO STOXX 50 et le S&P 500 ont respectivement perdu 0,34 % et 0,69 %.

La journée parlementaire britannique

Johnson a perdu la majorité parlementaire. Hier soir, à 328 voix contre 301, une motion a été votée permettant aux députés de décider de l’ordre du jour : adopter ou non une loi obligeant Johnson à repousser la date du Brexit, prévue jusqu’ici fin octobre, en l’absence d’accord avec l’UE le 19 octobre. Si une telle loi passait aujourd’hui, Johnson demanderait probablement dans la foulée la tenue d’élections anticipées avant le 19 octobre.

Maxi collecte

Sur le premier semestre, les SCPI ont fait le plein : 4,3 milliards d’euros de collecte, en hausse de 78 % par rapport à la même période en 2018. Leurs encours dépassent désormais les 60 milliards d’euros. Les nouveaux investissements ont majoritairement été réalisés en bureaux (62 %), plutôt qu’en locaux commerciaux (11 %) ou en hôtellerie (7 %). L’Île-de-France (47 % dont 16 % à Paris) a été privilégiée devant l’étranger (34 %) et le reste des régions françaises (19 %).

Un plus bas sur 10 ans

L’Australie faiblit mais ne rompt pas ! Affichant son rythme de croissance du PIB le plus faible en 10 ans (+1,4 %), le pays pâtit, comme beaucoup d’autres, d’un environnement commercial mondial dégradé. Alors que la banque centrale australienne a maintenu son taux directeur inchangé (1 %), elle s’est montrée ouverte à de nouveaux assouplissements.

Dans le reste de l’actualité

Cédric Villani se porte officiellement candidat à la Mairie de Paris.

Euronext entre au capital d’OPCVM360.

Calendrier macro-économique

09h50 : indices PMI des services et composite (France)

09h55 : indices PMI des services et composite (Allemagne)

10h00 : indices PMI des services et composite (zone euro)

10h30 : indices PMI des services et composite (Royaume-Uni)

11h00 : ventes au détail (zon euro)

14h30 : balance commerciale (Etats-Unis)

Breakfast News | 3 septembre 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Déconsommation et premiumisation

Au premier semestre 2019, les volumes de vente de produits de grande consommation a continué à baisser (-1 %) en France, après déjà -1 % sur l’ensemble de l’année 2018. Pourtant, sur ces périodes, le chiffre d’affaires des grandes surfaces a progressé. Conclusion : les Français achètent moins (déconsommation) mais mieux (premiumisation). Le bio, le local, et la montée en gamme par l’innovation prennent le pas !

Nouvelle sanction politique allemande

Les trois partis politiques traditionnels allemands – SPD, CDU et CSU – ont à nouveau battu de l’aile le week-end dernier à l’occasion des scrutins régionaux en Saxe et dans le Brandebourg. En Saxe, le SPD signe son plus mauvais score (7,7 % du suffrage). Le constat est le même pour la CDU dans le Brandebourg (15,6 %). Si le parti d’extrême droite (AfD) a progressé, il n’a pas triomphé et ne s’impose donc pas comme la première force politique dans ces régions.

Roulez jeunesse !

Decathlon (galaxie Mulliez) s’offre la start-up française Alltricks, leader de la vente par Internet de matériel pour cyclistes. L’avantage pour Decathlon : toucher une clientèle plus spécialisée et se donner une meilleure visibilité sur la toile. L’avantage pour Alltricks : décupler sa croissance via le réseau de magasins Decathlon dans plus de 55 pays.

Plainte à l’OMC

Aucune nouvelle date n’est encore fixée afin de poursuivre les négociations commerciales sino-américaines. En attendant, la partie d’échecs continue ! Alors qu’une nouvelle hausse américaine des tarifs douaniers est entrée en vigueur le 1er septembre dernier, la Chine a déposé plainte à l’OMC hier pour violation de la trêve annoncée entre les deux parties fin juin dernier (Sommet du G20 à Osaka).

Dans le reste de l’actualité

Tesla se lance dans l’assurance.

La production de pommes françaises augmente : +6 % par rapport à la moyenne annuelle des quatre dernières années.

B*Capital et Portzamparc fusionnent.

Calendrier macro-économique

10h30 : indice PMI de la construction du CIPS (Royaume-Uni)

11h00 : prix à la production (zone euro)

15h45 : indice PMI manufacturier de l’ISM (Etats-Unis)

16h00 : indice PMI manufacturier de Markit (Etats-Unis)

Breakfast News | 2 septembre 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

10 000 euros le mètre carré

Ca y est : l’immeuble ancien à Paris a dépassé, en moyenne, les 10 000 euros le mètre carré. Sur 2019, la hausse intra-muros est de 7,4 % contre 3,2 % dans les 10 plus grandes villes du pays et 0,2 % en zones rurales. L’appétit pour l’immeuble ancien parisien reste insatiable tant que l’offre se raréfie et que les conditions de crédit sont de plus en plus favorables. Beaucoup d’acheteurs étrangers dynamisent l’immobilier parisien de placement. Le revers de la médaille est la bulle qu’ils peuvent alimenter…

Auchan remonte la pente

Il semblerait que l’arrivée d’Edgard Bonte, ex patron (et sauveur) de Kiabi et à la tête d’Auchan depuis fin 2018, commence à porter ses fruits ! En se concentrant sur les chiffres du premier semestre, hors opération italienne (cession d’activité), on relève un léger mieux. La branche distribution d’Auchan Holding, Auchan Retail, affiche un taux de marge amélioré d’un point, à 23 %. Quant à l’excédent brut d’exploitation (EBITDA), il a grimpé de 82 millions d’euros, à 768 millions d’euros. En Europe, où les ventes restent en baisse, Auchan a vendu plusieurs magasins et travaille sur sa structure de coûts (ex : renégociation de loyers et baisse des achats indirects). Quant à la filiale chinoise d’Auchan, Sun Art, elle résiste bien face à la montée en puissance des ventes numériques et continue de fournir des résultats positifs (+3,2 % sur son résultat opérationnel).

Les introductions en Bourse reprennent

Sur le premier semestre, les introductions en Bourse en Europe n’ont permis de lever que 15,1 milliards d’euros (plus bas depuis 2016). La seconde partie de l’année devrait être plus dynamique. Sur le marché français, on attend notamment le fabricant de bouteilles Verallia et la Française des Jeux. La semaine dernière, l’éditeur allemand de logiciels TeamViewer et le constructeur italien de bateaux de luxe Ferreti annonçait leur prochaine cotation sur leur marché respectif.

Une pépite rentable

Voodoo est une start-up éditrice de jeux vidéo sur mobile. Elle est numéro 1 sur le marché français. Sa croissance est insolente : de 1,13 millions d’euros en 2016, elle parvient à 325 millions d’euros en 2018. Jusqu’ici, on ne parle que de volume d’affaires, que d’autres entreprises innovantes parviennent à atteindre. Le plus impressionnant est sa capacité à être rentable. Son business model repose finalement peu sur la création de jeux (30 % du chiffre d’affaires) et les échecs qui vont avec. Le reste de ses revenus provient de son activité d’accompagnement aux autres studios de développement.

Dans le reste de l’actualité

Avant même la fin du mercato, Neymar a annoncé ce week-end prolonger son contrat d’une saison au PSG.

« Sanofi accueille son premier patron non francophone » (Les Echos).

Calendrier macro-économique

Toute la journée : journée du Travail (Etats-Unis)

09h50 : indice PMI manufacturier (France)

09h55 : indice PMI manufacturier (Allemagne)

10h00 : indice PMI manufacturier (zone euro)

10h30 : indice PMI manufacturier (Royaume-Uni)