Breakfast News | 21 mars 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

La Fed s’assagit

A l’issue de sa réunion de politique monétaire, la Réserve fédérale américaine a annoncé qu’elle ne relèverait pas ses taux directeurs cette année (aujourd’hui entre 2,25 % et 2,5 %) et qu’elle stopperait même d’ici septembre la réduction de son bilan : une situation qui « pourrait durer » selon le Président de la Fed. L’institution a abaissé ses prévisions économiques sur le territoire américain (+2,1 % de croissance et +1,8 % d’inflation pour 2019). Désormais très éloignés de ceux de la Maison-Blanche (+3,2 % de croissance), ces chiffres font toute la différence entre un regard politique et objectivement prudent.

Qui paiera la taxe GAFA ?

Si elle ne fait pas l’unanimité au sein de l’UE, il y aura bien une taxe GAFA en France. Le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres le 6 mars dernier. La taxe de 3 % sur le chiffre d’affaires numérique s’appliquera aux entreprises réalisant des ventes sur le numérique supérieures à 750 millions d’euros au niveau mondial dont au moins 25 millions d’euros en France. Seront pris en compte la publicité en ligne, l’utilisation des données personnelles et les ventes sur place de marché en ligne. A ce jour, la liste des entreprises assujetties à cette taxe n’est pas officiellement dévoilée, mais le cabinet Taj a réalisé une évaluation qui table sur 27 entreprises dont la plupart sont évidemment américaines, mais pas que (ex : Rakuten, Zalando, Randstad ou encore Criteo).

Bayer s’embourbe avec Monsanto

Voilà près d’un an que Bayer a racheté Monsanto pour quelque 54 milliards d’euros. Depuis, le groupe allemand pâtit de la responsabilité du Roundup – désherbant développé par Monsanto – dans le développement de maladies graves. Hier, le titre de Bayer chutait de près de 10 % suite à une nouvelle décision de justice américaine en sa défaveur. Le montant du risque judicaire pour Bayer est évalué à 20 milliards d’euros. Il est au moins partiellement intégré au cours de Bourse à aujourd’hui. Depuis le rachat, le titre a perdu 40 % de sa valeur.

La Commission européenne se refait une santé

L’institution, ou plus précisément sa « tax lady » Margrethe Vestager, la Commissaire à la concurrence, a mangé du lion. Hier, elle a infligé une nouvelle amende à Google pour abus de position dominante de sa régie publicitaire AdSense. D’un montant de 1,49 milliard d’euros, cette amende s’ajoute à celles imposées à Google Shopping (2,4 milliards d’euros) en 2017 et à Android (4,3 milliards d’euros) en 2018.

Dans le reste de l’actualité

Doctolib pèse désormais 1 milliard d’euros !

Un séisme de magnitude 4,9 sur l’échelle de Richter a été enregistré hier matin en Charente-Maritime : les secousses ont été ressenties de Bordeaux à Poitiers.

La holding suisse Maus Frères, propriétaire des marques Lacoste et Aigle notamment, va mettre la main sur The Kooples.

Calendrier macro-économique

10h00 : bulletin économique de la BCE (zone euro)

10h30 : ventes au détail (Royaume-Uni)

13h00 : décision de la BoE sur les taux d’intérêt (Royaume-Uni)

13h30 : inscriptions hebdomadaires au chômage (Etats-Unis)

13h30 : indice manufacturier de la Fed de Philadelphie (Etats-Unis)

Breakfast News | 20 mars 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Effets gilets jaunes

L’Insee vient de réviser à la hausse ses prévisions de croissance pour le premier semestre : +1,1 % aujourd’hui au lieu de +1 % en décembre dernier. Y-a-t-il un effet des mesures prises par le gouvernement suite au mouvement des gilets jaunes ? Il faut l’espérer, car il s’agit de 10 milliards d’euros (soit environ 0,45 % du PIB) et, en attendant, toujours selon l’Insee, l’impact négatif du mouvement a coûté 0,1 % de PIB au quatrième trimestre.

La nouvelle essence

C’est ainsi que Goldman Sachs surnomme le lithium. Le métal fait déjà partie des matières premières les plus convoitées au monde. Toute l’industrie automobile en demande pour créer ou élargir les gammes de véhicules électriques. Eramet se positionne particulièrement bien sur le secteur. Le groupe est en passe de concrétiser dix années de prospection en Argentine en scellant un investissement d’un demi-milliard d’euros sur le gisement placé dans le « triangle du lithium » au nord du pays.

L’oligopole des agences de notation

On pourrait croire que la crise de 2007-08 les a quelque peu démontées. Pure illusion ! Les Big Three (S&P Global Ratings, Moody’s et Fitch) ont même renforcé leur position ultra dominante sur le marché de la notation financière d’émetteurs privés, aujourd’hui de 93,4 % contre 87 % en 2012 selon l’Esma (l’AMF européenne). Pourtant, de nouveaux arrivants tentent de percer : Beyond Ratings (France), DBRS (Canada) ou Dagong (Chine). Mais aucun des deux bords (investisseurs et émetteurs) ne semble prêt à les côtoyer : les mauvaises habitudes ont la vie dure.

Surveiller les chambres de compensation

Elles font partie intégrante des rouages des marchés financiers et concentrent donc des risques systémiques. Cela fait des années que la BCE souhaite faire évoluer ses statuts pour inclure dans ses compétences le contrôle direct des chambres de compensation hors zone euro (au Royaume-Uni surtout) traitant des opérations en euros. En 2015, la BCE avait reçu une fin de non-recevoir de la Cour de justice européenne. La semaine dernière, elle a obtenu partiellement gain de cause. La Commission et le Parlement européens vont renforcer son pouvoir de contrôle, sans qu’il soit toutefois total. Il restera du ressort des banques centrales nationales et de l’Esma.

Dans le reste de l’actualité

Google se lance dans le jeu vidéo.

Selon le cabinet de recherche britannique Economist Intelligence Unit, Paris est la ville la plus chère (coût de la vie) au monde ex-aequo avec Singapour et Hong Kong.

Calendrier macro-économique

08h00 : prix à la production (Allemagne)

10h30 : indice des prix à la consommation (Royaume-Uni)

10h30 : prix à la production (Royaume-Uni)

15h30 : stocks de pétrole brut (Etats-Unis)

19h00 : communiqué du FOMC (Etats-Unis)

19h00 : décision de la Fed sur les taux d’intérêt (Etats-Unis)

Breakfast News | 18 mars 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Regain de confiance au Portugal

Le Portugal poursuit son redressement. En 2013, le taux de chômage y était de 17,7 %. En 2018, grâce notamment au boom du tourisme, il n’était plus que de 7,1 %. Depuis l’arrivée au pouvoir d’Antonio Costa en 2015, le pays ne cesse de surprendre. Son déficit budgétaire chronique est en passe d’être résorbé : il n’est attendu qu’à 0,2 % du PIB en 2019 (0,6 % en 2018) et devrait se transformer en excédent à partir de 2020. Le pacte de stabilité budgétaire – maîtrise des dépenses – a porté ses fruits. La croissance économique est attendue entre +1,5 % et +1,7 % sur les deux prochaines années, bien au-dessus de la moyenne de la zone euro (+1 %). Résultat vendredi, l’agence de notation Standard & Poor’s relevait la note de crédit de la dette souveraine portugaise de BBB- à BBB. Le Portugal sortait de la catégorie « non investment grade » en septembre 2017 seulement !

Le pari improbable de Theresa May

La semaine dernière, les députés britanniques se sont prononcés contre l’Accord négocié par May, contre un no deal et enfin pour un prolongement de la date de sortie effective. Jeudi prochain s’ouvre un Sommet européen. D’ici là, la Première ministre britannique entend, pour la troisième fois, faire voter les députés sur l’acceptation ou non de l’Accord (tel quel)… On tourne en rond.

Les banques françaises sont ravies

Alors qu’en moyenne elle baisse en zone euro, la croissance de l’endettement privé (ménages et entreprises) est soutenue en France (+6 % sur un an), atteignant aujourd’hui 60 % du PIB. Il est plus facile de purger une dette dans un contexte de croissance. Seulement, en 2019, la croissance française n’est attendue qu’à +1,3 %. Rapportée à la croissance de la dette, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) s’inquiète (un peu). C’est la raison pour laquelle il pourrait augmenter le « coussin contracyclique » qu’il demande aux banques de conserver : un niveau de réserve financière – instauré en juin 2018 dans le but de « préparer » un éventuel violent retournement du crédit – et aujourd’hui fixé à 0,25 % des actifs pondérés par les risques.

Un accord sur le change

Entre les Etats-Unis et la Chine, parmi les sujets discutés dans le cadre des négociations, se trouve le compromis sur le taux de change. La Chine dispose de réserves de change massives (3 090 milliards de dollars aujourd’hui). Entre 2003 et 2013, elle a procédé à des dévaluations successives pour rendre ses exportations attractives. En 2014 et 2015, souffrant d’une sortie des capitaux, elle a fait l’inverse pour renforcer la valeur de sa monnaie. A l’avenir, il pourrait être convenu que l’évolution du renminbi soit plus contrôlée par l’extérieur (les Etats-Unis ici) avec pour objectif de maintenir un taux de change plus « stable » qu’il ne l’a été par le passé.

Dans le reste de l’actualité

Deutsche Bank a officialisé son projet de fusion avec Commerzbank.

« BNP Paribas Fortis fermera 40 % de ses agences en trois ans en Belgique » (Les Echos).

Calendrier macro-économique

11h00 : balance commerciale (zone euro)

Breakfast News | 13 mars 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Le nouveau départ de l’Alliance

La nouvelle gouvernance de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a été annoncée avec la naissance d’un Conseil de l’Alliance sous la présidence de Jean-Dominique Senard, président de Renault. Les parties s’affirment prêtes à tourner la page Ghosn. C’est la première fois depuis l’arrestation de de ce dernier, le 19 novembre 2018, que les trois directeurs généraux (Thierry Bolloré pour Renault, Hiroto Saikawa pour Nissan et Osamu Masuko pour Mitsubishi) apparaissent ensemble en public. Senard s’est par ailleurs engagé à ne pas briguer la présidence de Nissan – un point hautement symbolique aux yeux des Japonais – même si Renault en détient 43 %.

Plus d’emplois que prévu en France

Les estimations de l’Insee se trompent rarement à ce point. Heureusement, c’est dans le bon sens ici. Le marché de l’emploi français a été plus dynamique que prévu en 2018 : 160 000 emplois ont été créés dans le secteur privé contre 105 000 annoncé le mois dernier. L’Insee prévoit la création nette de 60 000 emplois pour le premier semestre 2019. Par ailleurs, le taux de chômage était de 8,8 % au dernier trimestre 2018 (un plus bas depuis 2009).

Le premier vote de la semaine britannique

La pression exercée par May autour d’un vote « serré » (à 15 jours de la date de sortie) n’a pas fait peur aux députés du parlement britannique qui ont, à 391 contre 242 voix, largement rejeté l’accord de divorce avec l’UE négocié par la Première ministre. Le vote du jour portera sur un « pour ou contre » un no deal.

Une collecte en demi-teinte pour l’assurance-vie

Après un mois de décembre morose sur la collecte nette (-800 millions d’euros), les contrats d’assurance-vie ont naturellement redressé la barre en janvier (+2,3 milliards d’euros). En revanche, la collecte s’est moins faite sur les unités de compte que d’habitude. Du fait des marchés actions très chahutés en fin d’année dernière, le retour de la collecte en unités de compte est en effet resté timide (22,6 % de la collecte totale sur janvier contre des mois autour de 28-30 % l’an dernier).

Dans le reste de l’actualité

En 2018, en Chine (leur principal marché), les ventes de Bordeaux ont reculé de 22 % (en valeur).

Jusqu’à nouvel ordre, les Boeing 737 MAX ont été interdits de vol dans toute l’Europe.

Soutenu par l’essor des séjours courts, le taux de départ en vacances des Français a atteint un record de 66% en 2018.

Calendrier macro-économique

11h00 : production industrielle (zone euro)

13h30 : commandes de biens durables (Etats-Unis)

13h30 : prix à la production (Etats-Unis)

15h30 : stocks de pétrole brut (Etats-Unis)

Breakfast News | 12 mars 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Boeing dans la tourmente

Le drame du crash du 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines n’est malheureusement pas le premier depuis le lancement du dernier modèle star de Boeing l’an dernier. Jusqu’à aujourd’hui, c’était l’avion de ligne le plus vendu au monde ! La Chine et l’Indonésie, notamment, ont suspendu les vols dans l’attente des résultats de l’enquête et de la réponse de Boeing. L’accident a jeté un froid glacial sur le constructeur. Son cours de Bourse a dévissé de 12 % à l’ouverture (la plus forte baisse depuis le 11/09/2001) avant de clôturer à -5,33 %.

Le roi du pétrole

Selon l’Agence Internationale de l’Energie, les Etats-Unis, grâce au boom du schiste, produiront à horizon 2024 près de 14 millions de barils de brut par jour, un niveau jamais atteint. Sur la période, l’augmentation des capacités de production américaines représenteront les deux tiers de l’accroissement total des volumes mondiaux. Premier producteur mondial depuis peu, devant la Russie et l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis creuseront donc certainement l’écart.

Pile je gagne, face tu perds

Ce pourrait être la devise du du géant du post-marché, Euroclear, l’un des deux dépositaires centraux internationaux de titres qui assure la tenue de compte, le règlement et la livraison de titres. Sa première activité s’est révélée très rentable en 2018. Euroclear a affiché un bénéfice net en hausse de 36 %. Sa rémunération est constituée des commissions calculées sur les taux d’intérêt pratiqués par les banques centrales. La hausse des taux aux Etats-Unis a donc été très bénéfique. En Europe, où les taux sont proches de zéro, voire négatifs, Euroclear a facturé une commission « exceptionnelle » pour ne pas perdre d’argent. Sa seconde activité a, elle, été boostée par un nombre de transactions en hausse de 7 %.

Les assureurs en actions

Depuis le 1er janvier 2016, les compagnies d’assurance doivent immobiliser 39 euros de fonds propres pour 100 euros investis en actions cotées. Le ratio est de 49 pour 100 pour les actions non cotées. Vendredi dernier, la Commission européenne a adopté de nouvelles règles visant à assouplir les exigences prudentielles en fonds propres (22 %) pour les actions (cotées et non cotées) détenues à long terme. Il reste à les faire valider par le Conseil et le Parlement européens.

Dans le reste de l’actualité

Dimanche dernier, avec 99,9 % de participation et 1 seul candidat par circonscription (687), les « élections » législatives nord-coréennes se sont déroulées en toute démocratie…

Les ministres des Finances de l’UE devraient ajouter l’archipel britannique des Bermudes à leur liste des paradis fiscaux.

Zizou retourne entraîner le Real de Madrid.

Dans dix jours, les jeans Levi’s vont faire leur retour en Bourse et lever entre 500 et 600 millions de dollars pour une valorisation totale d’environ 6 milliards de dollars.

Calendrier macro-économique

10h30 : croissance du PIB (Royaume-Uni)

10h30 : productions industrielle et manufacturière (Royaume-Uni)

10h30 : balance commerciale (Royaume-Uni)

13h30 : indice des prix à la consommation (Etats-Unis)

Breakfast News | 11 mars 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

La France sort du lot !

2019 pourrait signer l’année du retour de la France dans le peloton de tête des croissances économiques de la zone euro. Depuis 2013, la croissance du PIB français a été systématiquement en-dessous de la moyenne de la zone euro. En 2019, selon l’OCDE, la France devrait croître de +1,3 % contre +1 % pour la zone euro (et +0,7 % pour l’Allemagne). La raison ? Sa plus faible sensibilité (que l’Allemagne surtout) au commerce mondial et ses mesures pour le pouvoir d’achat (gilets jaunes).

A deux semaines du Brexit

L’échéance (fatidique ?) du 29 mars approche. Demain, les députés britanniques se prononceront une nouvelle fois sur le résultat des négociations entre la Première ministre et l’UE. Sauf surprise, ils devraient majoritairement rejeter un accord à peine modifié. Mercredi, le Parlement devrait alors se prononcer sur l’éventualité d’un Brexit sans accord, ce qui est, là encore, très improbable. Jeudi, les députés se prononceraient enfin sur le principe d’une extension de la date du Brexit qui devra être approuvé à l’unanimité par les Vingt-Sept de l’UE. A suivre.

La fusion Deutsche Bank – Commerzbank

Un tel rapprochement avait déjà été envisagé en 2016, mais les deux banques allemandes avaient préféré se redresser chacune de leur côté. Aujourd’hui, à voir leur cours de Bourse respectif (environ -50 % en 2018), l’heure est plus grave… Les négociations autour d’une fusion en sont encore à un stade informel. De son côté, le gouvernement allemand y semble particulièrement favorable, arguant de la nécessité d’avoir une banque nationale puissante pour soutenir ses exportations dans le monde.

Le placement le plus rentable

Depuis 1900, ce sont évidemment les actions. Selon l’édition 2019 du Yearbook du Crédit Suisse, elles ont affiché un taux de rendement réel – corrigé de l’inflation – d’un peu plus de 5 % par an. Depuis 1950, les actions des pays émergents ont surperformé de 1 % de plus par an. Ces dix dernières années, leur moindre performance incombe au rallye des actions américaines et des politiques monétaires accommodantes des économies développées.

Dans le reste de l’actualité

Uber Eats se lance dans la vente à emporter.

Un projet à 15 milliards d’euros a trouvé en partie son financement : les travaux du plus long tunnel immergé du monde (100 kms entre Helsinki et Tallin) pourraient bientôt commencer.

Le procès de l’arbitrage Tapie démarre aujourd’hui au Tribunal correctionnel de Paris.

Calendrier macro-économique

08h00 : balance commerciale (Allemagne)

08h00 : production industrielle (Allemagne)

13h30 : ventes au détail (Etats-Unis)

15h00 : stocks des entreprises (Etats-Unis)

Breakfast News | 8 mars 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Super Mario is back

La BCE s’inquiète pour la croissance en zone euro. Elle a révisé ses prévisions pour 2019 à +1,1 % alors qu’elle prévoyait +1,7 % en décembre dernier. Hier, Super Mario en a pris acte à travers plusieurs annonces. En premier lieu, l’institution ne relèvera pas ses taux directeurs avant 2020. Elle lancera en septembre de nouvelles opérations de refinancement à long terme (TLTRO) des banques de la zone euro. Enfin, la BCE compte réinvestir la totalité du produit des obligations arrivant à échéance, acquises dans le cadre de son programme d’achat d’actifs, au moins jusqu’à sa première hausse des taux.

Quels effets sur les marchés ?

Dans l’immédiat, les investisseurs ont retenu la révision à la baisse de la croissance de la zone euro plutôt que le soutien monétaire de la BCE. En effet, après être légèrement monté en début d’après-midi (+0,37 % pour l’Euro Stoxx 50), le marché s’est dégonflé durant le reste de la séance pour clôturer à -0,48 %. L’euro, quant à lui, n’a cessé de baisser depuis la nouvelle : il a perdu plus de 1 % face au dollar (1 EUR = 1,12 USD).

Le nez long des Chinois

Les autorités chinoises mentiraient-elles ? De 2008 à 2016, le PIB chinois aurait été surévalué de 2 % par an (source : Institut Brookings). Depuis les années 90, les autorités centrales ont mis en place un système de notation de la performance de chaque province chinoise : qualité de la croissance, évolution du niveau de vie et progression des recettes fiscales. La crainte d’être écartés du pouvoir peut donc pousser les gouverneurs provinciaux à rapporter des chiffres en parfaite adéquation avec les attentes des autorités centrales.

Qui a peur de la Bourse ?

Selon un sondage Odoxa-LinXea, seuls 19 % des Français se disent prêts à investir dans des actions (en Bourse). 2018 n’a pas aidé… Première raison évoquée : la peur de perdre de l’argent (47 %) nourrie par le manque de culture financière. Seconde raison : le manque d’argent à investir (43 %), ce qui revient à se voiler la face quand on sait que le taux d’épargne des Français tutoie les 15 %, bien au-delà de la moyenne de la zone euro (environ 12 %).

Dans le reste de l’actualité

Dans le monde, les inégalités hommes-femmes « couteraient » 6 000 milliards de dollars par an (indice « Femme au travail » de Price Waterhouse Coopers).

A Paris, à l’issue du match PSG-Manchester United, un fan de Manchester a été poignardé par un chauffeur de taxi.

Calendrier macro-économique

08h00 : commandes à l’industrie (Allemagne)

08h45 : balance commerciale (France)

08h45 : production industrielle (France)

14h30 : permis de construire (Etats-Unis)

14h30 : mises en chantier (Etats-Unis)

14h30 : créations d’emplois dans le secteur non agricole (Etats-Unis)

14h30 : taux de chômage (Etats-Unis)

Breakfast News | 6 mars 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

L’Inde et la Turquie dans le viseur de Donald

Sur recommandation du Bureau du représentant américain au Commerce (USTR), Trump a annoncé avoir mis fin au système généralisé de préférence (SGP) dont bénéficiaient l’Inde et la Turquie pour exporter vers les Etats-Unis sans droits de douane. Ces deux pays ne « respectent plus les critères » d’admissibilité à ce statut préférentiel. Côté indien, les exportations bénéficiant de ce régime ne représentent que 7 % des exportations annuelles vers les Etats-Unis. Côté turc, la sanction est plus douloureuse (17,7 %).

La Grèce redevient-elle solvable ?

Aux yeux de nombreux investisseurs, cela en a tout l’air ! Six mois après être sortie de la tutelle de ses créanciers et moins de deux mois après avoir levé 2,5 milliards d’euros à 5 ans, la Grèce a réussi à placer son premier emprunt à 10 ans depuis 10 ans pour quelque 2,5 nouveaux milliards d’euros. Le retour de la Grèce sur le marché de la dette se poursuit sans encombre. Initialement le taux était fixé à 4,125 %. Mais, au vu de la demande (jusqu’à 11 milliards d’euros), le taux s’est finalement stabilisé à 3,9 %. Oui, la Grèce emprunte à 10 ans en-dessous de 4 %…

Carlos is back

Après plus de 100 jours de détention et trois demandes de libération sous caution, la justice japonaise a fini par accepter sa sortie de prison malgré l’appel tenté par le Bureau des procureurs de Tokyo. La caution a été fixée à 7,9 millions d’euros.

Quel programme pour la Chine ?

L’an dernier, Pékin faisait de la réduction des risques financiers pesant sur son économie une priorité. Aujourd’hui, après avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2019 (entre +6 % et +6,5 %), elle axe davantage ses priorités sur le soutien à l’activité et l’emploi, quitte à accumuler plus de dettes. Parmi les mesures de relance annoncées, figurent notamment des baisses d’impôts pour les entreprises et les ménages et une baisse de la TVA sur les produits manufacturiers. Mais ces mesures semblent encore limitées par rapport à celles avancées en 2015.

Dans le reste de l’actualité

Selon Ponzi-tracker, le nombre de pyramides de Ponzi (ex : montage de Madoff) a reculé de 25 % aux Etats-Unis l’an dernier.

Classement Forbes 2019 des milliardaires dans le monde : 1. Jeff Bezos (131 Mds), 2. Bill Gates (96,5 Mds), 3. Warren Buffett (82,5 Mds) et 4. Bernard Arnault (76 Mds).

En Italie, hier, le revenu citoyen a été officiellement lancé.

Le Parlement belge autorise désormais la création d’actions à droit de vote double.

Calendrier macro-économique

14h15 : créations d’emplois non agricoles (Etats-Unis)

14h30 : balance commerciale (Etats-Unis)

16h30 : stocks de pétrole brut (Etats-Unis)

Breakfast News | 5 mars 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Regain d’optimisme au Royaume-Uni

En période dite de risk on, les investisseurs se déportent des actifs les moins risqués vers ceux les plus risqués. La situation britannique en est un bel exemple depuis la semaine dernière. Il faut remonter au mois d’octobre dernier pour retrouver une telle tension sur les taux d’emprunt d’Etat britannique (Gilts). Le taux du Gilt à 10 ans s’est en effet fortement redressé en cinq séances (+14 points de base), atteignant 1,30 %. Dans le même temps, la devise britannique se hissait à son plus haut niveau depuis mai 2017, à 1,17 face à l’euro. Si ces taux ont remonté, ce n’est pas parce que la dette est devenue plus risquée, mais parce que les investisseurs ont repris confiance dans l’économie britannique et investissent donc plus dans les entreprises que dans l’Etat. Ce regain d’optimisme est dû au très probable report de la date de sortie effective du Royaume-Uni de l’UE dans l’espoir que ce délai supplémentaire permettra d’aboutir à un accord ferme entre l’UE et le Parlement britannique.

Temps fort pour les ETF

En 2018, les investisseurs institutionnels déjà séduits par les ETF ont augmenté de 50 % leur exposition à ces produits. C’est ce que révèle une étude européenne sur quelque 127 investisseurs institutionnels sondés par Greenwich Associates. Sur l’année, près de 15 % de l’encours total de ces investisseurs ont été investis en ETF. La raison de cet engouement ? Très probablement le revers subi par la gestion active en 2018 qui est pourtant loin de démériter sur une longue période…

Les ambitions de Volkswagen dans l’électrique

Une nouvelle fois, Volkswagen mise sur la standardisation pour s’imposer dans le segment de marché porteur de la voiture électrique. Le groupe l’avait déjà fait avec sa plateforme MQB, servant notamment de base aux modèles tels que la petite Polo ou le monospace Sharan. Pour l’électrique, Volkswagen a conçu la plateforme MEB et ambitionne d’imposer son architecture technique à l’ensemble de l’industrie. Elle a déjà un premier partenaire, E. GO Mobile AG, constructeur automobile dédié à l’électrique et fondé en 2015. En interne, Volkswagen prévoit de sortir sur le marché une première gamme dédiée (ID) l’an prochain.

La Chine profite de la bonne tenue des négociations

L’indice CSI 300, qui regroupe les principales valeurs cotées aux Bourses de Shanghai et Shenzhen, enregistre un rebond de plus de 25 % depuis le début de l’année. Les spéculations sur un dénouement favorable des négociations commerciales sino-américaines aident grandement. En mars, deux rendez-vous vont alimenter la tendance : la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire qui s’ouvre aujourd’hui (programme de relance attendu pour soutenir l’activité) et le prochain Sommet entre Trump et Xi le 27 du mois.

Dans le reste de l’actualité

Le Nasdaq s’aligne sur l’offre d’Euronext pour racheter la Bourse d’Oslo : les négociations continuent.

« Les laboratoires Uriage se lancent dans les soins capillaires » (Les Echos).

Calendrier macro-économique

09h50 : indices PMI des services et composite (France)

09h55 : indices PMI des services et composite (Allemagne)

10h00 : indices PMI des services et composite (zone euro)

10h30 : indice PMI des services (Royaume-Uni)

11h00 : ventes au détail (zone euro)

15h45 : indices PMI des services et composite de Markit (Etats-Unis)

16h00 : indices PMI manufacturier et non manufacturier de l’ISM (Etats-Unis)

16h00 : ventes de logements neufs (Etats-Unis)

20h00 : balance du budget fédéral (Etats-Unis)

Breakfast News | 4 mars 2019

Rédigées par Benjamin Frazer, Conseiller en investissements financiers chez Investeam Wealth

Les petites et grandes capitalisations se relaient

Depuis le début de l’année, toutes les classes d’actifs ont bénéficié du rebond, de la même manière qu’elles avaient subi la baisse fin 2018. Sur les actions, en janvier, les investisseurs ont chéri les petites capitalisations (+9,69 % pour le CAC Small GR contre +5,59 % pour le CAC 40 GR) avant de se reporter sur les grandes capitalisations en février (+4,97 % pour le CAC 40 contre -0,78 % pour le CAC Small GR). Seul le segment des micro-capitalisations peine à redémarrer franchement depuis le début de l’année, tout en étant positif.

Nouvelle baisse du chômage allemand

Cela fait maintenant 5 ans que le chômage allemand baisse d’une année sur l’autre. Aujourd’hui, il s’établit à 5 %, un plus bas niveau depuis la réunification. En 2018, à défaut d’avoir bénéficié d’un contexte international favorable pour booster ses exportations, l’Allemagne a pu compter sur l’accroissement du nombre de ses actifs pour consommer. Pour le moment, le manque accru de main d’œuvre qualifiée tire les salaires vers le haut, accélérant d’autant le pouvoir d’achat – la consommation – des personnes actives.

L’Arabie Saoudite, un pays à risque ?

Oui, selon la Commission européenne qui prévoyait de l’inscrire sur sa liste noire pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, de même que quatre petits territoires américains, comme Guam ou Puerto Rico, tous plus ou moins impliqués dans des scandales bancaires internationaux. L’idée a déplu aux Etats-Unis (et Riyad bien sûr), et d’autant plus fortement que cette liste européenne concurrence celle du Gafi (Groupe d’action financière international). Résultat, la Commission européenne a bloqué le projet. C’est qui le patron ?

Un dragon dans l’espace !

Avec 3 ans de retard certes, mais le résultat est là. La capsule Crew Dragon de SpaceX a effectué son premier vol dans l’espace et a réussi à s’arrimer à la station spatiale internationale. La capsule y a déchargé une cargaison avant de revenir sur Terre vendredi prochain. Tout cela s’est passé jusqu’ici sans encombre ! « La mission, appelée Demonstration-1, a pour but de montrer à la Nasa que Crew Dragon est au point pour transporter de futurs équipages humains » (Les Echos).

Dans le reste de l’actualité

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