Risque de change

Le risque de change est lié à l’incertitude autour de l’évolution d’une devise par rapport à une autre.

Du côté de l’investisseur, il supporte ce risque dès lors qu’il se porte acquéreur d’un actif libellé dans une devise différente de celle où il est établi. Par exemple, si l’on considère qu’il acquiert une action d’une entreprise américaine n’intervenant que sur son marché domestique (national), la performance (le rendement) de l’action est exposée non seulement au risque intrinsèque lié à l’entreprise – le risque valeur – mais aussi à la parité devise (domestique) de l’investisseur / devise (étrangère) de l’action. Dans le cas d’une action d’une multinationale, le risque valeur et le risque de change sont mêlés. En effet, les résultats (et donc l’action) de l’entreprise varient déjà selon ses achats/ventes internationaux (et donc des devises étrangères).

Dans certaines zones monétaires, les pays émergents tels que le Venezuela (bolivar vénézuélien) ou la Turquie (livre turque) notamment, le risque de change peut largement l’emporter sur les risques inhérents aux actifs compte tenu de la très forte volatilité des monnaies de ces pays face aux plus stables (dollar et euro notamment) entretenue par l’instabilité de leurs situations économique et politique.

Il est toujours possible de se protéger contre le risque de change au travers des marchés à terme et des produits dérivés mais cela a un coût.

SPAC

Un SPAC (special purpose acquisition company) est une entreprise sans activité opérationnelle, telle une coquille vide, dont le seul objectif est de s’introduire en Bourse pour lever de l’argent et financer une ou plusieurs acquisitions. Les objectifs et la stratégie du SPAC ne sont pas connus des investisseurs lors de son introduction en Bourse.

Le plus souvent, les SPAC sont créés par des personnalités reconnues dans le monde du business et dont la notoriété suffit à lever de l’argent.

Les SPAC sont très populaires aux Etats-Unis depuis les années 2000. En Europe, ils se font une place dans le paysage boursier depuis seulement 2016 et l’introduction en Bourse de Mediawan, le SPAC de Capton, Niel et Pigasse. Fin avril 2020, Mustier, Tikehau et Financière Agache bouclaient la cotation de leur SPAC pour 500 millions d’euros, soit la plus importante levée en SPAC jusqu’à présent.

Alpha

L’alpha est une mesure permettant de comparer la performance d’un portefeuille à un indice de référence (de même univers d’investissement). Créée par Michael C. Jensen en 1968, cette mesure est fondée sur le modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF), modèle le plus célèbre et le plus utilisé malgré sa pertinence empirique discutable.

Sur une période donnée, l’alpha est positif si le portefeuille parvient à faire mieux que bêta multiplié par le marché. A l’inverse, l’alpha est négatif si la performance du portefeuille est inférieure à celle de bêta multiplié par le marché.

Dans le cadre d’une gestion (active) de fonds, l’alpha mesure la capacité du gérant à générer de la valeur par la mise en œuvre de sa stratégie d’investissement. C’est cette promesse de surpasser le marché que le porteur de parts de fonds paie à travers les frais de gestion.

Bêta

Le coefficient bêta est une mesure de volatilité ou de sensibilité d’un actif par rapport à son marché. Utilisé dans le modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF), il est un outil de mesure du risque d’un actif et donc un indicateur utile dans la mise en place d’une stratégie de diversification des risques.

Le bêta s’obtient à partir d’une régression linéaire entre la rentabilité de l’actif et la rentabilité de son marché. Il en ressort une corrélation entre l’actif et l’indice.

Par définition, le bêta du marché est égal à 1. Dans la pratique, sur les marchés d’actions, un titre ayant un bêta supérieur à 1 amplifie les variations de son marché de référence. A l’inverse, un titre ayant un bêta inférieur à 1 amortit les variations de son marché.

Vente à découvert

Sur les marchés d’actions, le mécanisme de vente à découvert permet de vendre une action non détenue. Cette dernière est ainsi empruntée à un porteur qui la détient contre une rémunération variable selon la demande en titres et un dépôt de garantie. L’espoir du vendeur à découvert est alors de pouvoir racheter l’action à un prix inférieur dans un avenir proche.

Le vendeur à découvert détient une position dite courte. A l’inverse de l’acheteur, il s’expose à des pertes potentiellement illimitées puisqu’un actif peut s’apprécier à l’infini alors qu’il ne peut pas se déprécier de plus de 100 % sur le marché au comptant sans levier.

Sur le marché français, la vente à découvert d’actions est possible à travers le service de règlement différé (SRD) qui permet aussi de bénéficier d’un effet de levier et de dénouer les opérations en fin de mois. Toutes les valeurs cotées en Bourse ne sont pas forcément éligibles au SRD.

La vente à découvert est souvent critiquée car elle revient à miser fondamentalement sur la décroissance de la société cible. Elle peut également être un outil de manipulation de cours, bien que ce soit strictement interdit. La vente à découvert présente toutefois deux intérêts. Le premier est qu’elle est un vecteur de liquidité sur le titre en Bourse. Le second est qu’elle sert d’avertisseur en cas de défiance à l’égard de la société, car il est possible de connaître la proportion de son capital qui est vendue à découvert.

Gestion de croissance

La gestion de portefeuille dite de croissance (growth) est un des deux styles de gestion les plus connus sur l’univers d’investissement en actions. L’opposé est le style dit de rendement (value).

Les gérants dits growth se concentrent sur des titres d’entreprises dont le potentiel d’accroissement de leur chiffre d’affaires, à terme leurs bénéfices, est important. Ces sociétés sont donc sélectionnées pour leurs résultats en croissance régulière et élevée année après année.

Les titres growth présentent également des multiples boursiers supérieurs à la moyenne de marché. Le multiple le plus utilisé est le ratio de la capitalisation boursière sur les bénéfices. Il définit la cherté du titres.

Autre caractéristique : les entreprises qualifiées de croissance distribuent souvent peu (voire pas) de dividendes. Elles préfèrent réinvestir les bénéfices dans son activité pour maintenir une croissance élevée.

Gestion de rendement

La gestion de portefeuille dite de rendement (value) est un des deux styles de gestion les plus connus sur l’univers d’investissement en actions. L’opposé est le style dit de croissance (growth).

La gestion value se caractérise par son biais en sélection de valeurs décotées. Les critères de décote (sous-évaluation) d’un titre sont variables d’un analyste-gérant à l’autre.

Les variables les plus couramment utilisées sont le rapport capitalisation boursière / bénéfices (price earnings ratio) et le rapport capitalisation boursière / chiffre d’affaires. Selon ces variables, le gérant value investit sur les titres décotés anticipant que leurs ratios de valorisation s’amélioreront à moyen terme.

De manière générale, ce sont souvent les valeurs très sensibles aux cycles économiques qui sont catégorisées value : elles sont dites cycliques.

Appel de marge

Sur les marchés de produits dérivés à effet de levier et sur les marchés à terme, un dépôt de couverture est requis par la chambre de compensation auprès de l’investisseur pour toute ouverture de position.

Ce dépôt peut être libellé en numéraire (espèces) ou en collatéral (valeurs mobilières notamment) et est nécessaire pour couvrir le risque de dépréciation de la position ouverte par  l’investisseur.

Un appel de marge est réalisé par le courtier quand le dépôt de couverture initial n’est plus suffisant pour couvrir la perte latente de la position de l’investisseur. S’il ne dépose pas de fonds supplémentaires (ou de collatéraux supplémentaires), la position sur les marchés est soldée pour limiter le cas d’insolvabilité de l’investisseur quand il doit faire face à une trop importante perte à rembourser (car position à levier).

Marché secondaire

A la différence du marché primaire, le marché secondaire est le « marché d’occasion » des actifs financiers. Ces derniers s’y traitent après avoir été émis et souscrits par des investisseurs sur le marché primaire. Ces deux marchés sont complémentaires.

Le marché secondaire assure la liquidité et l’évaluation des actifs.

Fonds indiciels

Les fonds indiciels cotés (exchange traded funds – ETF), ou trackers, sont des fonds d’investissement ayant pour objectif de suivre le plus fidèlement possible l’évolution d’un indice boursier en minimisant l’écart de performance (tracking error). A la différence des fonds de gestion active (traditionnels), les ETF se traitent en continu (intraday) et peuvent être achetés ou vendus tout au long de la journée.

Deux méthodes de réplication de l’indice boursier existent. La première, physique, vise à posséder les titres dans les mêmes proportions que celles de l’indice. Pour les indices comportant des centaines de valeurs, la réplication physique n’est que partielle mais reste statistiquement représentative de leur composition. La seconde est synthétique et permet, par le mécanisme de swap (échange) avec une autre contrepartie financière, de répliquer la performance de l’indice sans posséder les actifs qui le composent. Par exemple, c’est grâce à ce procédé qu’il est possible d’exposer son plan d’épargne en actions (PEA), habituellement cantonné à l’investissement en Europe, aux marchés d’actions mondiaux. Les ETF en question possèdent des actifs européens mais offrent la performance d’un marché hors Europe via un swap.

Parce qu’ils ne requièrent aucune autre technique de gestion que la réplication, les frais de gestion appliqués aux trackers sont cinq à dix fois moins importants que ceux appliqués aux fonds traditionnels. Cet avantage séduit particulièrement leur porteurs.