Valeurs défensives

En Bourse, les valeurs dites « défensives » sont des actions de sociétés intervenant dans des secteurs résilients tels que l’agroalimentaire, la santé ou encore les télécommunications, qui répondent majoritairement aux besoins primaires des populations.

Sur les marchés, les valeurs défensives se révèlent donc moins volatiles que les valeurs cycliques qui dépendent davantage de l’état de la conjoncture économique.

Les valeurs défensives ont donc tendance à amortir plus facilement les chocs tels que des récessions. A l’inverse, elles sous-performent les valeurs cycliques dans une configuration très positive pour l’économie.

Habituellement, les valeurs défensives, parce que présentes sur des secteurs matures, affichent des taux de croissance de leur activité limités. Ce sont donc souvent des entreprises qui versent des dividendes élevés par manque d’opportunités de réinvestissement dans leur propre développement.

Titrisation

La titrisation est un mécanisme qui permet à une entreprise ou une banque de transformer des actifs financiers peu liquides – par exemple des créances et des prêts en cours – en titres financiers négociables par le biais d’une société financière spécialisée.

La titrisation présente plusieurs avantages pour le secteur bancaire : elle libère une partie des fonds propres grâce à la liquéfaction d’actifs non liquides, elle améliore le ratio de solvabilité et transfère le risque de portefeuille à d’autres investisseurs notamment.

Née aux Etats-Unis dans les années 1960, cette technique financière a été introduite en France par la loi du 23 décembre 1988, mais ne s’est largement répandue en Europe qu’à partir des années 2000.

AMF

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) est une autorité publique indépendante qui a pour mission de veiller à la protection de l’épargne investie en produits financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés.

A ce titre, via son site internet et un accueil téléphonique, l’AMF informe les épargnants ; propose un dispositif de médiation dédié à la résolution à l’amiable des différends opposant les épargnants à leur intermédiaire financier ou à une société cotée ; veille au bon déroulement des opérations financières et à la transparence de l’information ; réglemente les produits d’épargne collective, les professionnels de la finance et les marchés financiers ; surveille les marchés et dispose d’un pouvoir d’enquête et de contrôle pouvant donner lieu à une procédure de sanction en cas de manquement.

Valeurs cycliques

Les valeurs dites cycliques sont ces entreprises dont le business est étroitement lié à l’état de la conjoncture économique et donc aux cycles de l’économie. Elles sont l’inverse des valeurs dites défensives, peu corrélées à la conjoncture. L’automobile, le bâtiment, les loisirs ou la banque sont par excellence des secteurs cycliques.

En période de ralentissement ou de récession économique, les actions des entreprises cycliques sous-performent généralement les actions des entreprises défensives, puisque leurs perspectives de résultats sont fortement impactées. A l’inverse, en période de reprise ou d’expansion économique, elles surperforment habituellement leurs homologues défensives.

FOREX

Le FOREX (Foreign Exchange en anglais), ou marché des changes, est le marché sur lequel les devises sont échangées, par paire de devises l’une contre l’autre, à des taux de change qui varient en permanence selon l’offre et la demande ; cela, depuis l’abandon, au début des années 70, des parités fixes par rapport à l’or ou au dollar américain.

Le FOREX n’a pas de localisation physique. Il est donc possible de traiter sur ce marché 24 heures sur 24, tant qu’une place financière est ouverte dans le monde, soit du dimanche 22h GMT, à l’ouverture de la Bourse de Sydney, au vendredi 22h GMT à la fermeture de la Bourse de New York.

La fluidité de ce marché est vitale dans un monde où le commerce est globalisé, et les biens et services payés en devises étrangères. Au niveau mondial, le FOREX est le deuxième marché financier en volume global, derrière celui des taux d’intérêt, et le premier pour la liquidité des produits les plus traités, comme la paire euro/dollar. Le dollar américain est la devise la plus échangée, présente dans plus de 3 transactions sur 4 sur le FOREX.

Code ISIN

Le code ISIN (International Securities Identification Numbers) est un identifiant international unique de douze caractères alphanumériques qui permet d’identifier un instrument financier négocié au comptant.

Ce code inclut le pays dans lequel la société émettrice a son siège (deux premiers chiffres), le numéro d’identification de sécurité spécifique (neuf caractères suivants) généré par ordinateur et le « chiffre de contrôle » (caractère final) garantissant l’authenticité du code pour éviter la falsification ou fraude.

La première utilisation des codes ISIN remonte à 1981, mais ce système de numérotation ne s’est généralisé qu’en 1989 sur recommandation des pays du G30. Au sein de l’Union Européenne, il est devenu obligatoire en 2004.

Ratio de Sharpe

Mis au point en 1966 par l’Américain William Forsyth Sharpe, le ratio de Sharpe est une des principales mesures de la rentabilité d’un portefeuille d’actifs financiers en fonction du risque pris par l’investisseur.

Ce ratio est le quotient du surplus de rentabilité d’un portefeuille par rapport au taux « sans risque » (appelé prime de risque) divisé par le risque total du portefeuille (mesuré par la volatilité). Il calcule ainsi la performance d’un investissement par rapport à celle d’un placement « sans risque ».

Un ratio négatif signifie que le portefeuille sous-performe le placement « sans risque » et qu’il est donc inutile d’y investir. Un ratio compris entre 0 et 1 signifie que l’excédent de rendement du portefeuille par rapport au taux « sans risque » est plus faible que le risque pris pour l’obtenir. Un ratio supérieur à 1 signifie que le portefeuille surperforme le placement « sans risque » et qu’il est donc opportun d’y investir.

Stock-options

L’objectif principal des stock-options est de fidéliser les salariés et/ou dirigeants de l’entreprise qui les distribue. Cette forme de rémunération variable permet aux bénéficiaires de profiter de l’accroissement de la valeur de l’entreprise qui les emploie.

Plus précisément, les stock-options sont des droits réservés aux salariés leur permettant d’acquérir une action (cotée ou pas) de leur entreprise. Le prix d’exercice, à la date d’attribution de ces droits, peut être avantageux en se situant en-dessous de la « valeur de marché » de l’entreprise, ce qui permet de réaliser un bénéfice à la revente. Dans le cas contraire, l’option d’achat devient sans valeur (out of the money) si elle implique le fait d’acheter plus cher que la valeur de marché.

Les conditions préalables à l’exercice de cette option d’achat sont notamment la présence dans l’entreprise et la durée de détention des droits sur plusieurs années le plus souvent. Les droits résultant des stock-options sont incessibles jusqu’à ce que l’option ait été exercée.

Capital flottant

Le capital flottant d’une entreprise est la part de capital dont les titres financiers sont détenus par des actionnaires en principe non permanents. Ces titres ou actions peuvent être échangés en Bourse. Sont généralement exclues du capital flottant les parts détenues par les associés et les investisseurs institutionnels de long terme qui ne sont pas censés céder leurs titres à court terme.

Le capital flottant représente la partie liquide du capital d’une entreprise. Il a un double intérêt : permettre à l’entreprise de se financer via des augmentations de capital liquides et améliorer la liquidité du capital, ce qui peut rassurer une partie des investisseurs.

Le capital flottant ne constitue jamais la totalité du capital de l’entreprise. Il peut être exprimé en valeur et plus fréquemment en pourcentage de la capitalisation. La capitalisation boursière, regroupant la totalité du capital, est calculée en principe à partir de la valeur de l’action cotée.

Pyramide de Ponzi

Le système pyramidal de Ponzi est une des arnaques financières les plus populaires au monde. Inventée en 1919 par le banquier italien Luigi Zarossi à Montréal, elle a été perfectionnée et amplifiée dans les années 1920 par l’italien Charles Ponzi à Boston.

Le système promet aux investisseurs un taux de rentabilité régulier astronomique sur leur investissement. Or, il est impossible d’atteindre un tel niveau de rendement en investissant sur des actifs réels, même de manière agressive. Pour accomplir cette promesse, par essence intenable, la solution de l’inventeur, forcément frauduleuse, consiste à rémunérer les investisseurs engagés avec l’argent des investisseurs entrants. Ainsi, tant que le flux de nouveaux investisseurs s’intensifie et que personne ne découvre le pot aux roses, le système frauduleux se construit à l’image d’une pyramide dont il tire son nom.

La palme du système de Ponzi le plus complexe revient à Bernard Madoff. L’escroquerie a porté sur 65 milliards de dollars sur plusieurs dizaines d’années. Elle a éclaté en plein vol avec la crise financière de 2008.