Coupons

Dans la plupart des cas, les obligations détachent leur coupon annuel à une date anniversaire qui coïncide avec la date de leur émission. Le coupon est donc plein chaque année jusqu’à échéance.

Sur certaines souches obligataires, la date anniversaire de détachement de coupon diffère de la date d’émission. Dans ces cas précis, le premier coupon est dit « court » (la période entre le premier détachement de coupon et la date d’émission de l’obligation est inférieure à un an) ou « long » (la période entre le premier détachement de coupon et la date d’émission de l’obligation est supérieure à un an).

Après versement de ce premier coupon (court ou long), le versement demeure régulier (plein), tous les ans, jusqu’à échéance de l’obligation.

Penny stocks

En bon français, les penny stocks représentent toutes les actions de petites entreprises cotées qui se traitent en-dessous d’un dollar, pour quelques centimes.

Historiquement, la Securities and Exchange Commission (SEC) – l’équivalent de l’AMF aux Etats-Unis – qualifiait de penny stocks les actions valorisées en-dessous de 5 dollars l’unité.

Sur ces niveaux de valorisation unitaire, l’accessibilité à l’actionnariat de l’investisseur est facilitée au maximum, mais s’accompagne bien souvent d’une plus forte volatilité du titre. Ces actions sont donc plus risquées que les traditionnelles.

Split

La division du nominal, ou split, est une opération visant à multiplier le nombre d’actions en circulation d’une entreprise cotée en divisant sa valeur unitaire.

Le split s’opère à l’initiative de l’entreprise cotée pour rendre le marché de ses actions plus liquide et accessible (achetable) par un plus grand nombre de (petits) actionnaires.

Dans la pratique, si l’action d’une entreprise cotée vaut 1 000 euros et subit un split par 5, cela signifie qu’elle sera disponible à la négociation pour 200 euros, toutes choses étant égales par ailleurs. Dans ce cas, les actionnaires détenant une action avant l’opération se retrouvent avec cinq actions après l’opération.

Pour l’actionnaire en place, le split est totalement neutre, au même titre que le détachement du dividende.

Multigestion

La multigestion est une forme de gestion collective qui a recours à la sélection de fonds d’investissement (OPCVM) plutôt qu’à des titres vifs. La promesse de la multigestion est de surperformer la gestion dite classique.

Sur les marchés d’actions par exemple, le travail du multi-gérant est de rencontrer des gérants de portefeuilles qui rencontrent eux-mêmes les directions des sociétés dont ils analysent les comptes et dans lesquelles ils envisagent d’investir. La valeur ajoutée du multi-gérant réside donc dans sa capacité à sélectionner les meilleurs gérants sur chacun des univers d’investissements dans lesquels il souhaite faire investir ses clients finaux.

Pour ces derniers, l’objectif est d’accéder à la plus large palette de gérants d’actifs de la place, sans devoir s’en tenir à la gestion de portefeuille pratiquée dans une seule société de gestion dont il dépend(rait).

Money management

Ou l’art de gérer son capital tout en limitant les risques éventuels… Le money management n’est pas une stratégie d’investissement en soi. Il se définit comme une approche englobant la stratégie de diversification d’un portefeuille en permettant, quels que soient les types d’investisseurs et d’actifs détenus, de pérenniser les profits à long terme. En pratique, il consiste à gérer le poids de chaque investissement en rapport avec le risque pris.

Sur le marché actions par exemple, un bon money management consistera à mettre moins de 5 % de la totalité du portefeuille sur un seul titre. Ainsi, une potentielle mauvaise prise de décision sur un titre n’impactera pas significativement la structure du portefeuille. En évitant les déséquilibres de pondération au sein d’un portefeuille, le money management se présente donc comme un volet de la gestion du risque d’un portefeuille d’actifs.

Enfin, dans le domaine du trading, le money management consiste en la gestion des prises de profit et de perte.

Valeurs défensives

En Bourse, les valeurs dites « défensives » sont des actions de sociétés intervenant dans des secteurs résilients tels que l’agroalimentaire, la santé ou encore les télécommunications, qui répondent majoritairement aux besoins primaires des populations.

Sur les marchés, les valeurs défensives se révèlent donc moins volatiles que les valeurs cycliques qui dépendent davantage de l’état de la conjoncture économique.

Les valeurs défensives ont donc tendance à amortir plus facilement les chocs tels que des récessions. A l’inverse, elles sous-performent les valeurs cycliques dans une configuration très positive pour l’économie.

Habituellement, les valeurs défensives, parce que présentes sur des secteurs matures, affichent des taux de croissance de leur activité limités. Ce sont donc souvent des entreprises qui versent des dividendes élevés par manque d’opportunités de réinvestissement dans leur propre développement.

Titrisation

La titrisation est un mécanisme qui permet à une entreprise ou une banque de transformer des actifs financiers peu liquides – par exemple des créances et des prêts en cours – en titres financiers négociables par le biais d’une société financière spécialisée.

La titrisation présente plusieurs avantages pour le secteur bancaire : elle libère une partie des fonds propres grâce à la liquéfaction d’actifs non liquides, elle améliore le ratio de solvabilité et transfère le risque de portefeuille à d’autres investisseurs notamment.

Née aux Etats-Unis dans les années 1960, cette technique financière a été introduite en France par la loi du 23 décembre 1988, mais ne s’est largement répandue en Europe qu’à partir des années 2000.

AMF

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) est une autorité publique indépendante qui a pour mission de veiller à la protection de l’épargne investie en produits financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés.

A ce titre, via son site internet et un accueil téléphonique, l’AMF informe les épargnants ; propose un dispositif de médiation dédié à la résolution à l’amiable des différends opposant les épargnants à leur intermédiaire financier ou à une société cotée ; veille au bon déroulement des opérations financières et à la transparence de l’information ; réglemente les produits d’épargne collective, les professionnels de la finance et les marchés financiers ; surveille les marchés et dispose d’un pouvoir d’enquête et de contrôle pouvant donner lieu à une procédure de sanction en cas de manquement.

Valeurs cycliques

Les valeurs dites cycliques sont ces entreprises dont le business est étroitement lié à l’état de la conjoncture économique et donc aux cycles de l’économie. Elles sont l’inverse des valeurs dites défensives, peu corrélées à la conjoncture. L’automobile, le bâtiment, les loisirs ou la banque sont par excellence des secteurs cycliques.

En période de ralentissement ou de récession économique, les actions des entreprises cycliques sous-performent généralement les actions des entreprises défensives, puisque leurs perspectives de résultats sont fortement impactées. A l’inverse, en période de reprise ou d’expansion économique, elles surperforment habituellement leurs homologues défensives.

FOREX

Le FOREX (Foreign Exchange en anglais), ou marché des changes, est le marché sur lequel les devises sont échangées, par paire de devises l’une contre l’autre, à des taux de change qui varient en permanence selon l’offre et la demande ; cela, depuis l’abandon, au début des années 70, des parités fixes par rapport à l’or ou au dollar américain.

Le FOREX n’a pas de localisation physique. Il est donc possible de traiter sur ce marché 24 heures sur 24, tant qu’une place financière est ouverte dans le monde, soit du dimanche 22h GMT, à l’ouverture de la Bourse de Sydney, au vendredi 22h GMT à la fermeture de la Bourse de New York.

La fluidité de ce marché est vitale dans un monde où le commerce est globalisé, et les biens et services payés en devises étrangères. Au niveau mondial, le FOREX est le deuxième marché financier en volume global, derrière celui des taux d’intérêt, et le premier pour la liquidité des produits les plus traités, comme la paire euro/dollar. Le dollar américain est la devise la plus échangée, présente dans plus de 3 transactions sur 4 sur le FOREX.