Les produits structurés

Un produit structuré associe un placement financier traditionnel à un produit dérivé. Il est émis par une banque ou une compagnie d’assurances et n’est pas coté en Bourse. Il peut s’adapter à tout type de configuration de marché et répondre à des logiques d’investissements spécifiques. Il permet donc de profiter de cycle de hausse comme de baisse.

Ce produit offre un rendement basé sur des scénarios prédéterminés liés à l’évolution d’un actif sous-jacent – de référence. Un investissement structuré est composé de deux éléments : un actif souvent obligataire ayant pour but de protéger le capital et une option « à risque » – un produit dérivé – grâce à laquelle un supplément de rendement pourra être servi en cas de scénario favorable.

Le produit structuré a une durée de vie maximale prédéterminée ainsi que, dans certaines mesures, des fenêtres de remboursement anticipé.

Les produits dérivés

Les produits dérivés sont des instruments financiers dont la valeur dépend de l’évolution d’un actif sous jacent, d’où leur nom de «dérivé».

Ils se présentent sous la forme de contrats conclus entre deux parties, un acheteur et un vendeur, qui s’accordent à l’avance sur une date spécifique, un prix et une quantité, de manière ferme ou optionnelle.

Les produits dérivés sont échangés sur les marchés organisés regroupant les produits dérivés Future, Option, Forward, Swap, etc., ainsi que les marchés de gré à gré Warrant, CFD, etc.

Généralement considérés comme étant des instruments de couverture efficaces contre les risques d’évolution des actifs sous-jacents, ils permettent de gérer des risques liés à l’évolution des prix sous-jacents grâce à des prix fixés d’actifs vendus ou achetés ultérieurement.

Aujourd’hui, une grande proportion de ces produits dérivés sont utilisés à des fins spéculatives.

La gestion diversifiée

La gestion diversifiée consiste à juxtaposer au sein d’un même portefeuille des investissements sur différentes classes d’actifs : immobiliers, devises, matières premières, actions et obligations.

Son principal intérêt est de permettre l’adaptation permanente du portefeuille à l’évolution des marchés, ce qui requiert une expertise particulière dans le pilotage de l’allocation d’actifs.

Dans la gestion diversifiée classique, le portefeuille est construit autour d’un cœur obligataire (60 à 90% de l’actif total) sur lequel se greffe une poche minoritaire d’actions (10 à 40 % de l’actif total).

Ce type de portefeuille est dit patrimonial. Son objectif est de servir de la rente tout en préservant autant que possible le capital (obligations) puis de dynamiser ce rendement obligataire sur le moyen-long terme (actions).

Le maximum drawdown

Le maximum drawdown d’un portefeuille correspond à la performance négative (perte) maximale qu’il a enregistré sur une période donnée. Pour un investisseur, cela revient à émettre l’hypothèse qu’il achète au plus haut et revend au plus bas.

Ainsi, pour atteindre une même performance positive de 105 à T=2, deux portefeuilles démarrant à 100 à T=0 peuvent emprunter des chemins très différents. À T=1, le premier peut monter à 160, le second à 115. Ainsi, la perte maximale (maximum drawdown) du premier est de 34% quand celle du second n’est que de 9%.

Couplé à la volatilité, cet indicateur de risque est important à prendre en compte dans l’évaluation de la sensibilité au risque de perte d’un investisseur.

Le marché de la dette souveraine

Les dettes dites souveraines correspondent aux dettes contractées par les États auprès d’investisseurs. Elles sont émises sous la forme d’obligations et présentent des échéances de remboursement allant de quelques mois à plusieurs dizaines d’années.

Preuve du poids et de la diversité de ce marché de la dette souveraine, les obligations peuvent offrir des taux variables, fixes, zéro-coupon, indexés à l’inflation, et servant à diverses causes (exemple, les green bonds).

Ces taux servent bien souvent de référence aux marchés obligataires. Pour les taux à 10 ans par exemple, on retrouve, pour la France, l’Obligation Assimilable du Trésor (OAT) à 10 ans, son équivalent allemand est appelé le Bund et celui des Britanniques le Gilt.

Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières

Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) se présentent sous deux uniques formes : les sociétés d’investissement à capital variable (SICAV) et les fonds communs de placement (FCP). En pratique, leur distinction est peu appréciable. Néanmoins, elles se différencient dans leur forme juridique, leur capital minimum et la qualité de leurs souscripteurs.

Premier type d’OPCVM : les SICAV. Elles prennent la forme de société anonyme (SA) et émettent des actions que des souscripteurs (investisseurs) peuvent acquérir. Ces derniers deviennent alors actionnaires de ces SICAV. Pour exister, les SICAV doivent collecter un capital minimum de 7,5 millions d’euros.

Second type d’OPCVM : les FCP. Ce sont des copropriétés de valeurs mobilières. Les souscripteurs sont donc ici des porteurs de parts. Les FCP présentent une caractéristique en capital minimum bien moins contraignante que celle des SICAV puisque 400 000 euros suffisent à pérenniser leur gestion.

La structure des indices boursiers

Un indice boursier se compose d’un panier de titres cotés, sélectionnés selon des critères définis. Une fois construit, ce « portefeuille virtuel » est censé refléter de manière fidèle l’évolution des cours de bourse de ses composants. La plupart des indices actions sont pondérés des capitalisations des sociétés. Dans ce sens, un indice permet d’obtenir une information plutôt fidèle de l’évolution d’un secteur d’activité, d’une zone géographique, d’une taille de capitalisation ou, plus généralement, d’une classe d’actifs sur une période donnée.

Bien que similaires, tous les indices ne sont pas directement comparables entre eux. Prenons l’exemple des indices actions suivants : le S&P 500 (Etats-Unis) et le DAX 30 (Allemagne). L’un est souvent comparé à l’autre parce que couramment définis comme représentatifs de leur marché domestique. Or, il existe plusieurs biais de comparaison, notamment sur la méthode de valorisation : l’indice américain ne prend pas en compte le réinvestissement des dividendes (Price Return) alors que son homologue allemand le retient (Total Return).

Généralement bien appréhendées par les professionnels de la gestion d’actifs, ces distorsions sont très encadrées par les autorités compétentes pour permettre de calculer les surperformances et sous-performances des fonds d’investissement par rapport à leur indice de référence (celui qui en principe représente le mieux l’univers d’investissement du fonds).

L’utilité des notations obligataires

Une obligation est un titre de dette coté sur le marché obligataire et émis par une entité (entreprise ou Etat). Une notation financière, couramment appelée rating, est associée à un émetteur afin de qualifier son risque de solvabilité financière. Plus une entreprise (ou un Etat) témoigne de fondamentaux financiers solides, plus son rating est élevé, et inversement.

En découle une certaine correspondance entre rating et rendement. Une obligation d’un émetteur évalué à risques aura une prime (un rendement) bien supérieure à une entité très bien notée. C’est le respect du couple rendement-risque. On retrouve ainsi deux grandes familles de ratings, de la moins à la plus risquée : investment grade (bonne qualité) et high yield (spéculative). Ainsi, structurellement, certaines institutions sont dans l’obligation de ne pouvoir acheter que des obligations investment grade.

Les agences de notation sont chargées de mesurer le risque de solvabilité par l’analyse financière de ces entités. Toutefois, ces ratings sont régulièrement contestés dans l’histoire financière car ils recèlent des conflits d’intérêt apparents. D’une part, les trois plus importantes agences dans le monde – Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch Ratings – sont installées dans la même région : les Etats-Unis. D’autre part, ces agences exercent également des activités de conseil auprès des entités qu’elles sont amenées à noter. Elles sont donc à la fois juge et partie.

Les modes de gestion de portefeuille

La gestion active (ou traditionnelle) est le plus ancien et le plus courant des styles de gestion. Les gérants de portefeuille suivent une stratégie d’investissement à leur discrétion et leurs performances sont généralement comparées à un indice de référence. Cette gestion a un coût généralement plus élevé que les deux autres modes de gestion car elle est motivée par la capacité du gérant à battre le marché, à le surperformer.

La gestion passive (ou indicielle) ne requiert pas la compétence des gérants à prendre de bonnes décisions d’investissement. Elle ne cherche qu’à reproduire le plus fidèlement possible la performance d’un indice. Pour ce faire, les gérants utilisent une réplication parmi ces trois types : pure, synthétique ou statistique. L’absence de valeur ajoutée des gérants confère un coût très faible à ce type de gestion.

La gestion alternative vise un objectif de performance absolue, décorrélée de celle d’un indice de marché. Les gérants ne s’exposent pas à l’orientation d’un marché. Le seul et unique moteur de performance est donc la stratégie utilisée par les gérants.

Les opérations sur titres

Les OST sont des événements qui accompagnent la vie d’instruments financiers émis par les entreprises (actions et obligations). Les paiements de dividende ou de coupon, les remboursements d’obligations ainsi que les fractionnements d’actions comptent parmi les OST les plus courantes. Les offres publiques d’achat (OPA), d’échange (OPE) ou de retrait (OPR), les augmentations de capital et les fusions-acquisitions induisent des OST plus rares et complexes.

Une OST revêt un caractère obligatoire ou est assortie d’un choix pour le porteur du titre. Ainsi, par exemple, un paiement de coupon obligataire est subi par le porteur qui n’a d’autre choix que de l’encaisser. A l’inverse, dans l’exemple d’une OPA, le porteur dispose la plupart du temps d’un droit sur son apport de titres à ladite opération.

Les OST sont régies par des règles de traitement strictes. Le bon enregistrement des opérations au passif des comptes émetteurs (entreprises) et à l’actif des comptes porteurs (investisseurs) relève du rôle du teneur de compte-conservateur et du dépositaire central. Dans les faits, le premier (une banque très souvent) est un adhérent du second (Euroclear France en France). Toutes les valeurs mobilières émises sont inscrites sur les registres des dépositaires centraux.