La suppression de la réserve parlementaire ou la fin d’une manne de financement pour les associations

La réserve parlementaire est cette somme qu’un élu pouvait distribuer jusqu’à présent à des collectivités locales ou des associations : de 130 000 euros pour un député à 153 000 euros pour un sénateur.

Discuté au Sénat cette semaine, le projet de loi « rétablissant la confiance dans l’action publique » vise de supprimer cette réserve décriée en raison de ses dérives clientélistes.

Or, l’an dernier, les associations ont perçu plus de 50 millions d’euros par ce biais : 9 pour la culture, 7 pour la solidarité et 5 pour le sport, pour ne citer que ces domaines d’intervention des associations.

L’extinction de cette importante source de financement est donc potentiellement proche. Sans nier la nécessité de réformer le dispositif pour mieux l’orienter, Frédérique Pfrunder, secrétaire générale du Mouvement associatif, ne souhaite pas que ce soit au détriment des associations.

De son côté, Philippe Bas (LR), le rapporteur du texte au Sénat, conseille aux associations, pour compenser ce manque de ressources financières, de se rapprocher des collectivités locales afin qu’elles mettent à disposition des bénévoles.

Une bien maigre et injuste consolation quand on sait que les dotations de ces dernières sont, elles-mêmes, en chute libre depuis des années.

10/07/17 — Source : La Croix