2024, place à la baisse des taux d’intérêt

Au cours du mois écoulé, les banques centrales ont largement dominé l’actualité des marchés financiers. Le 13 décembre, la Réserve fédérale américaine laissait ses taux inchangés pour la troisième réunion d’affilée et tablait sur des premières baisses de taux dès la sortie de l’hiver. Du côté de la BCE, toujours un peu en retard, le discours n’était pas encore à la baisse mais plutôt à l’arrêt de la hausse.

Il n’en fallait pas davantage pour embraser les marchés obligataires et d’actions. Ainsi, sur le mois de décembre, le taux d’emprunt (annualisé) à 10 ans de l’Etat français est passé de 2,98 % à 2,6 %, après avoir fondu de 43 points de base (0,43 %) en novembre. Coté actions, le CAC 40 a progressé de 3,2 %, après la très bonne performance de +6,2 % en novembre. L’année 2023 se clôture donc sur un rallye salutaire, après une année 2022 de resserrement monétaire, historique dans sa brutalité.

Aux Etats-Unis, les dernières remontées macro-économiques signent un sans-faute : l’inflation baisse, les commandes de biens durables rebondissent et la confiance des consommateurs progresse. Ceci augure d’un atterrissage en douceur, marqué par un ralentissement peu prononcé, de la première économie au monde.

Comme souvent, les investisseurs anticipent, toujours avec un peu trop d’empressement, les bonnes comme les mauvaises nouvelles. Le rallye boursier de fin d’année est donc à absorber avec prudence en ce début d’année, d’autant plus que le compte rendu de la toute dernière réunion de la Fed montre que les banquiers centraux n’envisagent pas d’assouplissement imminent…