Le mois de mai, de l’année, décide la destinée

Les récentes échéances politiques ont vu s’évaporer les derniers risques liés aux prises de pouvoir des extrêmes, à gauche comme à droite.

En France, la transformation de l’essai Macron semble actée : les prochaines Législatives devraient conforter ce dernier dans son pouvoir. Aux Pays-Bas, la vague populiste semble dissipée malgré l’absence d’une majorité pour gouverner le pays. Au Royaume-Uni, l’échéance des Législatives anticipées du 8 juin ne remettra pas en cause les négociations sur le Brexit. A moyen terme, la route semble donc dégagée.

Au mois de mai, ce climat d’apaisement politique a profité aux marchés financiers. Les taux d’emprunts d’Etat ont continué à se détendre pour le deuxième mois consécutif (0,73 % pour le taux à 10 ans français), les marchés d’actions à grimper (+0,31 % pour le CAC 40) et l’euro à s’apprécier (+3,17 % face au dollar, à 1,12 EUR/USD). Tout ceci à des niveaux de volatilité très bas. Ces tendances ont été portées par des facteurs macro-économiques très favorables – moral des patrons en nette amélioration, recul des défaillances d’entreprises, révision à la hausse de la croissance, baisse du chômage – sur fond de tentative de convergence politique au sein de la zone Euro.

Dans ce contexte très favorable, les portefeuilles de nos clients se sont appréciés en mai. Dans la continuité de notre stratégie dite de Barbell – permettant une exposition à des taux plus longs compensée par une poche de liquidité – leurs portefeuilles affichent, une nouvelle fois, une remarquable surperformance par rapport à leurs indices de référence.

7 juin 2017 – Benjamin Frazer