Les marchés s’accordent une respiration post-rallye

Le mois de janvier s’est achevé sur une bonne note pour les grandes valeurs du CAC 40 qui a atteint son plus haut sommet, légèrement au-dessus des 7 700 points, porté par le secteur du luxe. Du côté du marché obligataire, le reflux attendu après la baisse des taux de fin d’année s’est concrétisé, à l’instar du taux à 10 ans de l’Etat français qui est passé de 2,6 % à 2,7 % sur le mois.

La Fed et la BCE ayant écarté le scénario d’une première baisse de leurs taux directeurs dès le mois de mars, les taux monétaires sont maintenus autour de 5,5 % aux Etats-Unis et de 3,9 % en zone euro. Les deux banques centrales attendent notamment que l’inflation décélère « à coup sûr » vers le niveau cible de 2 %. Dans le même temps, la toute dernière publication des créations d’emplois aux Etats-Unis (350 000 emplois contre 185 000 postes attendus), associée à un taux de chômage qui demeure stable à 3,7 %, confortent la position attentiste des banques vis-à-vis de leur prochain desserrement monétaire.

Sur les marchés de taux, nous restons positionnés sur le rallongement de la duration en privilégiant les émetteurs de qualité de crédit investment grade dont les taux longs rémunèrent correctement le risque. Sur les marchés d’actions, il convient de rester particulièrement bien diversifié dans la mesure où les résultats trimestriels et annuels des entreprises en cours de publication sont très fortement sanctionnés ou, inversement, applaudis. En janvier, la forte sous-performance des petites capitalisations (-2 %) par rapport aux grandes (+3 %) ont pénalisé la poche dédiée.