Le pendant de la baisse de mars

Deux mois historiques… A fin avril, les marchés ont fortement rebondi après leur forte baisse de mars. Ce mouvement a touché toutes les catégories d’actions et obligations et les portefeuilles de nos clients en ont largement profité. C’est sur le marché actions américain que le rebond a été le plus fort (le plus puissant depuis 1987) : +13 % pour le S&P 500. En Europe, il a été moins fulgurant : +5 % pour l’Euro Stoxx 50 et +4 % pour le CAC 40.

L’effet rattrapage a été un fort vecteur de performance du mois. L’envolée des cours résulte également des soutiens massifs des banques centrales et gouvernements qui se sont intensifiés au fil des semaines et, dans les semaines à venir, les marchés seront sensibles aux effets concrets de ces mesures. Au travers de leurs dernières mesures, la BCE et la Fed montrent leur volonté d’élargir la palette d’actifs pouvant profiter de leur programme de financement – les actifs visés sont ceux de notation non investment grade – et elles réfléchissent même à la possibilité d’achat d’actions plus ou moins directement, comme le pratiquent déjà certaines banques centrales asiatiques. Parallèlement, la saison des résultats trimestriels bat son plein et les occasions de se (re)positionner, en tant qu’actionnaires comme créanciers, fleurissent. Dans un contexte plus large, nous comptons également sur les bonnes nouvelles autour de traitements contre le Covid-19 dont le récent remdesivir de Gilead.

Sur les marchés obligataires, ces temps de crise nous confortent dans les stratégies mises en place pour les portefeuilles de nos clients, fondées sur la diversification et le portage. Comme toujours dans les crises, certains pans de l’activité économique sont plus affectés que d’autres, et donc, concentrer son portefeuille sur un secteur en particulier relève davantage du hasard que du talent. Certes, en période de crise, les écarts se creusent souvent entre les meilleurs et pires investissements, mais il convient de garder à l’esprit que, dans un portefeuille diversifié, ce qui compte est la performance de la moyenne pondérée à moyen et long termes. Le portage obligataire, quant à lui, protège le capital de nos clients jusqu’au terme de chacune de leurs obligations, sauf bien sûr en cas de défaut de l’émetteur. C’est ainsi que, toujours en période de crise, le cœur obligataire de leurs portefeuilles ne subit que des pertes latentes non réalisées (constatées) qui sont destinées à se dissiper avec le temps et sous réserve, rappelons-le, que les souches aillent au remboursement.